Le Tantra et moi

   Au sortir d’un we tantra, toute remuée, libérée, en paix, détendue, épanouie…je sens des choses se poser, se déposer, d’autres qui remuent, qui dépoussièrent, qui me confrontent et confrontent les autres avec ce moi épuré, plus sain, plus libre…Retour dans la vie, ma vie…et bien non, je ne le vis pas comme un retour car cela voudrait dire que j’ai quitté ma vie le temps de ce we. Je ne l’ai pas quittée, j’y étais et j’y suis toujours alors que je réinvestis le quotidien. Je continue à vivre avec un autre regard, à partir d’un niveau de conscience qui était déjà présent en moi. C’est comme s’il s’était (ré)ouvert. Est-ce que tantrisme signifie ouverture obligatoire? Quelle est ouverture?Où se trouve cette subtilité qui me permet de rester dans la spontanéité sans me forcer à être libre et ouverte, accueillante? Alors que parfois je me sens attachée, touchée, sous réserves… Elle se trouve dans l’ouverture et l’accueil de ce qui émerge en moi d’abord, ensuite du reste, à comment je réagis face au monde et aux autres. Dans la transparence ou plutôt l’honnêteté face à moi même, face à ce que je ressens sans que cela soit nécessairement fluide et spontané ou détaché. L’acceptation de tout ce qui vient vers moi alors? Non car parfois je n’accepte pas. Cette fluidité qui coule tant recherchée est cet embrassement total de tout, même de ce qui n’est pas fluide et coule, même de ce que je n’accepte pas. Où et quand est-ce tantrique? A partir de quel pas, de quel regard, de quel acte cela ne l’est-il plus? Toutes ces questions ce matin alors que je bois un délicieux Pu Er. Le tantrisme n’a jamais été et ne sera jamais pour moi limité au massage tantrique. Cette réduction est déplorable, tellement réductrice d’un enseignement tellement vaste, à appréhender à tant de niveaux, que sa découverte et compréhension en est illimitée. Un exemple que j’ai déjà cité dans d’autres de mes écrits: “Si tu as soif, bois, si tu as faim, mange, si tu as sommeil, dors”. Comment comprenez-vous cela? Y voyez-vous différents niveaux de lecture? J’ai lu cette petite et simple phrase il y a des années et j’en découvre encore sa profondeur par des niveaux de compréhension qui se révèlent suivant les expériences de vie.Une interprétation première: “écoute ce que ton corps te dit, écoutes les messages qu’il te lance”, une autre vision: “Fais ce qu’il te plait.”, ou encore “Tout est grâce” ou encore “Il n’y a pas de bien ni de mal” ou encore “pas ce qui devrait être mais ce qui est…” (Swami Prajnanpad).  La vision tantrique est tellement simple qu’elle en devient quasi incompréhensible pour nos mentalités complexes et complexées. Tant de rigueur, de normes, de concepts viennent entraver une interprétation et une mise en pratique fluide.Si l’on reprend cette phrase citée plus haut, l’on peut entendre que nous sommes invités à suivre les impulses qui naissent en nous. Et de suite, des réactions qui fusent “mais si l’on fait tout ce que l’on veut ce sera le chaos” ou “on ne peut faire tout ce dont on a envie, il faut travailler” ou “nous avons besoin de règles pour vivre dans la société”… Tant de conditionnements nous barrent la porte à la liberté, tant de peur nous empêchent d’être spontané, tant de blessures qui nous inhibent. Le chemin tantrique pour moi est un véritable chemin de libération, de prise de conscience et d’acceptation de ce qui est en moi, les côtés lumineux, l’amour, la paix…et aussi mes fragilités, mes barrières, mes refus, mes jalousies, mes craintes et appréhensions. Car je suis faite de tout cela, je suis faite de tout, de toute cette beauté et de toute cette boue exactement comme vous tous avec un mélange tout particulier qui fait que je suis moi, qui fait que je suis unique, qui fait que même cette boue est beauté. Et c’est ce caractère unique composé des mêmes ingrédients que tout un chacun qui fait mon charme et le vôtre. Pas une personne identique, pas un même ressenti par rapport à la vie mais une multitude, une infinité d’être et d’êtres. Le tantrisme est pour moi une invitation à habiter entièrement ce caractère unique sachant que l’autre est moi également. J’adore ces paradoxes qui n’en sont pas!! Je reviens à ce qui m’habite maintenant, c’est cela qui me pousse à écrire et partager. We de rencontres, de regards, de touchers, de partages intenses et intimes aussi, de confiance, de lâcher-prise en même temps que d’écoute de mes gènes et limites, l’accueil de ce qui est là en moi. Je m’ouvre, je reçois, je donne, m’abandonne, offre, je me fige aussi, suis perplexe, fragile, une femme, une enfant, une sensibilité à fleur de peau de par les exercices proposés et leur progression qui exacerbent l’être en entier.Sans attente par rapport à ce que j’allais vivre lors de ce we, je m’étais inscrite deux jours avant spontanément, je ne suis pas frustrée ou déçue. Des organisateurs qui cadrent parfaitement et à merveille l’évènement. Chose qui n’est pas évidente lorsque l’on travaille avec l’énergie sexuelle, un cadre parfaitement posé qui m’a permis d’être en confiance. Découverte ou redécouverte de certains de mes aspects, de certaines de mes émotions parfois refoulées, parfois oubliées. Rencontres avec l’autre parfois très proches, jamais trop proches car la limite est toujours celle que je décide de poser. Emporter cela avec moi, dans le quotidien, continuer à vivre de la sorte. Continuer à accepter tous les appels et les cris parfois désespérés en moi, les envies, et toujours encore les fragilités, les dégoûts, les désirs, les sentiments imprévus, inattendus, la puissance surtout, rester digne de soi en restant avec soi tout en étant en lien avec la vie et l’autre: l’autre intime, l’autre que je croise le matin à la boulangerie, l’autre au travail…  J’en reviens me disant des choses, prenant des décisions, faisant des choix, d’autres choix, prenant d’autres positionnements. Je m’aperçois que je suis retournée dans ma tête, que je ne suis plus dans mon coeur. Quand je dis coeur, je veux parler de ce qui émerge en moi pas d’un coeur romantique, plutôt un coeur primaire, originaire, intuitif qui ne scinde pas les choses en bonnes ou mauvaises en acceptables ou pas. J’oubliais déjà de danser simplement, d’être fluide. J’ai réalisé et compris des choses lors de ce we, je commençais déjà à oublier que l’essentiel est de ressentir dans mon corps, dans le coeur mes aspirations et que celles ci peuvent évoluer, changer, voire se retourner complètement d’un instant à l’autre. Garder cet oeil attentif à ce qui est en moi sans mettre d’étiquette, sans essayer de faire bien, sans forcement vouloir comprendre, tout en étant consciente de ce qui parle, rester fluide comme l’eau qui coule ou la volute de fumée du bâton d’encens, il n’y a rien d’autre finalement…même si sa danse est chaotique, imprévue, imprévisible.Tellement simple: être soi spontanément…tellement compliqué en même temps. Comme je peux si facilement me limiter, m’enfermer, me censurer…par peur d’être jugée, de ne pas être conforme, de ne pas être aimée, de déplaire, de choquer…comme si tout ce qui est moi, spontanément je ne l’aimais pas…ou croyais qu’il n’est pas aimable ce qui revient au même finalement.Accepter, m’accepter dans tous les rôles qui me composent: le femme, l’amante, l’amoureuse, la fragile, la puissante, l’exploratrice, l’initiatrice, la débutante, l’experte, l’affamée, la frileuse, la jalouse, la sereine, l’apeurée, la garce…Cette ouverture à ce qui est en moi finalement me fait grandir dans ma puissance et le besoin de pouvoir s’efface, devenant obsolète spontanément.L’envie présente et ancrée de me laisser guider par mon ressenti, de m’abandonner à moi-même, me faisant ma propre offrande.J’aurais peut-être encore mal, certainement même, mais au moins je ne passerai plus à côté de celle que je suis, celle que je peux offrir au monde, à la vie, celle que je peux vous offrir.  πŸ˜ŽπŸ€—πŸ™πŸ’ƒAuteure: Umâ

Omvani music library 

(en cliquant sur le titre, vous aurez accès à la playlist) Lors de classes de yoga ou de concerts (musique classique, bols tibétains, musique traditionnelle), d'ateliers de chant de mantra, d'écoute du handpan et autres instruments qui harmonisent nos centres énergétiques, équilibrent nos énergies comme les bols tibétains et de cristal, les gong...c'est une véritable thérapie énergétique qui a lieu en nous Parce que la musique douce: -augmente nos vibrations littéralement-diminue la pression artérielle-augmente la circulation sanguine-ralentit le rythme respiratoire-augmente la production de dopamine (hormone du plaisir) Voilà pour vous ma playlist, ceux qui viennent au cours de yoga vont reconnaître des morceaux déjà entendu lors des relaxations en fin de cours, pour les autres, ce sera une découverte. Parce que j'aime transmettre et partager ce qui m'anime, ce que je kiffe, ce qui me fait vibrer, parce que je crois que le partage crée l'abondance et la vie, pour vous cette playlist.  NamastéπŸ™πŸ‘πŸ˜Žβ˜€πŸ’œ Auteure: Umâ  

​Yoga, Ayurvéda et printemps

​Saviez-vous que la pratique du yoga est différente selon la saison? Pourquoi?Que certains types de massage peuvent vous aider à traverser mieux l'année et ses changements (climatiques, heures de lumière...)? Lesquels choisir?Quels sont les conseils pour notre santé? Quelles épices utiliser?   Le printemps est là, toujours espéré, attendu après un hiver plus ou moins rude, plus ou moins froid, plus ou moins gris et terne… Le printemps représente symboliquement l’impulsion de vie, la remise en route, le retour à l’extérieur, le dégel, la montée des températures, de la sève, la germination, la floraison, les couleurs qui reviennent dans la nature…Comment s’adapter à ce changement après le confort douillet dans lequel nous nous sommes installés tout au long de l’hiver? Une première chose que j’ai envie de vous partager qui reste valide tout au long de l’année, c'est que nous faisons partie intégrante de la nature et que notre organisme fonctionne à l’image de celle-ci. En hiver, la nature se fait plus immobile, se retire de la surface de la terre, les animaux hibernent… De même que notre immobilité, notre vie qui est plus recluse dans des espaces chauds à l’intérieur, une vie moins dynamique et un état “d’hibernation”. L’organisme se remet en action et va éliminer ou faire fondre Kapha accumulé pendant l’hiver. Voilà pourquoi à la venue du printemps, nombreux sont ceux qui vont souffrir de rhumes, allergies (dues aux pollens qui reviennent dans l’atmosphère). Selon l’Ayurvéda les qualités du printemps sont: chaleur, humidité, onctuosité et douceur. Une des bases de l’Ayurvéda est la détox permanente du corps qui est considéré comme une raffinerie: du grossier au subtil, notre corps transforme toutes les matières premières que nous lui donnons (nourriture, stimulations, rythme de vie, émotions, relations épanouissantes ou toxiques…). La détox sera donc à l’honneur de même que la stimulation du Dosha Kapha (composé de terre et eau) qui domine au printemps et même un peu plus tard pour nous en Belgique! 😁 Responsable de notre capacité à nous poser, rester immobile, de la production de mucus, de la lubrification de nos articulations…Kapha est remis en mouvement par Vata (air) et réchauffé par Pitta (feu). Comme la nature, remettons-nous en mouvement par un yoga plus dynamique et adaptons notre alimentation. Conseils massages: -massage Abhyanga tonifiant-réflexologie plantaire  10€ de réduction sur un de ces soins avec le code "printemps". Conseils yoga: -C’est le moment de pratiquer la salutation au soleil (Surya Namaskar)-des postures vivifiantes comme la chaise (Utkatasana)  -les guerriers (Virabadhrasana I, II et III)      -Pratiquer le Pranayama Kapalabhati Conseils épices détox: -Utilisez de préférences: les graines de céleri, de fenugrec, de cumin, de moutarde noire et d’anis que vous pouvez utiliser en cuisine ou en tisanes et décoctions.  -Jus de citron et eau chaude le matin à jeun (avec du miel pour adoucir). -Tisane  ayurvédique détox:-10 gr de cumin en poudre-10 gr de coriandre en poudre-10 gr de gingembre en poudre-20 gr de feuilles de menthe séchée émiettée-20 gr de fenouil en poudre Mélangez les épices et conservez le mélange à l'abri de la lumière, à boire avant les repas (5 à 10 minutes). Sans danger, nettoie les intestins en douceur!! Namasté πŸ™πŸŒžπŸŒΈπŸ€ 

Le bien/ le mal, la lumière/ l’obscurité, l’amour/ la haine, le yin/ le yang, le positif/ le négatif… Comment faire et être dans tout ça?​

      Vertu/vice, dieu/diable, beau/laid, théorique/pratique, jour/ nuit, chaud/froid, absolu/relatif, transcendant/immanent, abstrait/ concret, idéal/réel, objectif/subjectif… La conscience de séparation dans le monde est une dualité (ce qui est moi/ ce qui n’est pas ou plus moi). Cette dernière étant le fruit de l’ego (ou du moi), elle entraîne celui-ci à imposer sa façon de voir au réel: j’aime/ je n’aime pas, je désire/ je déteste, je veux/ je ne veux pas, c’est agréable/ c’est désagréable. Selon Pierre Willequet (docteur en psychologie et psychanalyse), la conscience est le produit du moi (ou de l’ego) en inter-action avec son environnement. A la naissance le moi vierge va être confronté à la réalité, va vivre des  expériences, va expérimenter le non-moi. Un peu comme de la cire modelée par les aléas de la vie, laissant des traces sur celle-ci. Les expériences vont impacter, modeler la cire, créant de la sorte une ébauche de mémoire. Ces traces, ces impressions (au double sens du terme) façonnent de la mémoire. Et c’est cet évènement là, infiniment réitéré, qui permettra à la conscience d’émerger*1.La conscience dans cette vision est donc produite par l’ego, un peu comme un tentacule qui s’en éloigne et se retourne afin d’observer d’où il provient, pour l’informer, l’ajuster…Ainsi nous nous construisons.La conscience n’est donc pas séparable de l’ego (d’où les opposés ou les complémentaires “absolu/ relatif” par exemple). J’enseigne le yoga depuis des années, tout simplement car il est mon chemin, parce que j’en retire du plaisir, plaisir de pratiquer et de transmettre. On pourrait penser que je transmets de la lumière, toujours plus de lumière…Ce que je transmets ou enseigne, je le fais à partir de qui je suis, à partir de ce que j’incarne et il ne me semble pas juste ou cela me paraît incomplet de n’aborder que la lumière ou l’amour et de laisser la moitié complémentaire de côté.   Dans cette dimension est-il possible qu'il en soit autrement? Humaine possédant un ego (un moi) et une conscience (le Soi), je me sens jouer le jeu de la dualité, des opposés, des contraires… Je me sens en même temps être quelque chose au-delà de ce jeu, au-delà de ce voile, au-delà de cette illusion appelée maya (concept donné par le professeur et philosophe Indien Shankarcharya au 9ème siècle avant Jésus-Christ). Qui peut prétendre n’être que lumière ou joie? Et comment appréhender ces deux parties en moi?Depuis longtemps je lis, me renseigne, étudie l’humain dans toutes ses dimensions: corporelle, émotionnelle, spirituelle, énergétique, subtile… Depuis longtemps j’essaye de m’améliorer, de grandir, de faire mieux; j’en avais oublié de m’accepter. Les essais de répression voire suppression de certaines émotions désagréables, douloureuses, de certains côtés de ma personnalité qui me paraissaient en contradiction avec l’idée d’élévation, par plus de pratique spirituelle, moins d’attachement au superficiel, le développement de la conscience… eh bien tout cela m’avait fait perdre de vue l’acceptation, l’immobilité, la contemplation de ce qui est, donc de moi aussi dans sa totalité. Si tout est divin, alors dans cet univers l’obscurité, la haine, la peur, le “mal”…toutes ces parties de moi qui ne brillent pas, celles que je n’aime pas, mes impulses vers le bas, mes attachements, mes colères, mes contrariétés…tout cela est aussi divin car faisant partie de la création.    Il y a des choses que j’aime, d’autres que je n’aime pas. Certaines que je trouve agréables, d’autres désagréables et je me prête à ce jeu qui nous est proposé ici, j’accepte ce moi unique qui s’est construit en y mettant de la conscience, sans oublier le Soi qui me constitue également et qui rigole des mes attractions et répulsions. Je ne réprime plus, je laisse parler, s’exprimer et oui parfois je peux me tromper, exagérer, me fâcher…car je suis faillible comme tout le monde l’est. Parfaite imperfection. “La grande contradiction de l’homme c’est qu’il veut le multiple sans vouloir sa rançon de déchirement. Il veut la relativité avec sa saveur d’absoluité ou d’infinité, mais sans ses arêtes de douleur, il désire l’étendue mais non la limite, comme si la première pouvait exister sans la seconde et comme si l’étendue pure pouvait se rencontrer sur le plan des choses mesurables”. Frithjof Schuon (XXème siècle). Comment mettre en pratique l’amour total de ce moi, de ce monde? A l’époque où de nombreux chercheurs spirituels aspirent à vivre dans le monde des bisounours, où les non-croyants ne comprennent pas comment le divin s’il existe peut laisser se passer tant de monstruosités, je prétends vouloir vivre dans le monde, ce monde, mon monde, notre monde tel qu’il est car “tout est grâce”, mes meilleures qualités comme mes pires défauts, idem pour vous, les merveilles et les atrocités qui composent notre monde également.  Le Tantrisme exprime ceci: “Si tu as faim, mange; si tu as soif, bois, si tu as sommeil, dors”. Qui honnêtement laisse émerger chaque impulse en lui de façon inconditionnelle? Qui se permet d’être entièrement lui-même? Les réactions pointent déjà: “Mais si on permet tout, ce sera le chaos dans le monde”. Pensez-vous que si les lois n’existaient pas, vous deviendriez des assassins ou des violeurs? Je ne le crois point. Et ceux dont le chemin est composé de ces teintes, violent ou tuent malgré les lois. Qui, alors qu’il est de mauvaise foi ou ment ou vole ou…peut se regarder avec honnêteté, humour et légèreté et se dire: “Ha oui là, je ne suis pas honnête” ou “Là je suis en train de voler” ou encore “Ha ben zut, moi qui suis divin(e), j’ai encore oublié car j’ai eu peur de manquer” par exemple. En d’autres termes “Je me suis encore identifiée à l’ego (au moi) et ai oublié que j’étais la conscience (le Soi)?” Et ne pas sombrer dans l’auto-critique, la culpabilité, le non-amour, la flagellation symbolique de sa propre personne? Accueillir l’erreur, le faux pas, l’identification à ces émotions qui m’ont traversée.. Qui peut alors aimer l’autre (constitué des mêmes penchants humains, qui ne demandent que notre compréhension et notre accueil) qui lui aussi oublie son côté divin alors qu’une petite vieille essaye de prendre sa place dans la file à la poste et ne se laisse pas faire, qui lui aussi, aura peur de ne plus être aimé car il a fait une erreur et mentira…? A force de lutte, de “travail” sur moi, de traction vers l’avant pour atteindre un moi idéal, j’ai réalisé clairement que je m’éloignais de mon but, de mon chemin, de moi tout simplement, ici dans cet éternel instant présent. Je n’étais jamais satisfaite d’aujourd’hui, toujours dans l’attente d’un demain meilleur. Je me suis posée et littéralement dans ma vie, j’ai tout arrêté: le travail, la relation amoureuse et même un moment le ménage. Rassurez-vous j’ai réagi avant que ce ne soit trop le bazar chez moi! A présent, je reste assise parfois sans rien faire, dans l’observation et l’acceptation de ce qui me traverse, peu importe sa nature, avec parfois plus ou moins de difficultés. Je fais la place à ces “dérangeants” qui émergent comme la jalousie, la peur, le dégoût, le jugement, la haine, le mensonge…Je leur donne un instant toute la place, toute mon attention, j’ouvre grand les bras à l'intérieur et le coeur pour accueillir aussi cela de moi. Je n’essaye plus d’être meilleure et je suis du coup plus franche. Je n’essaye plus d’avancer sur mon “chemin de développement personnel” car cela se fait aussi en étant simplement tel que l’on est, là où on en est. Je me dis et je sens que tout est là et qu’il n’y a rien à changer ou améliorer et c’est très souvent cette attitude d’ouverture de ce qui est à l’extérieur comme à l’intérieur qui amène de beaux cadeaux, des surprises inattendues. Je n’essaye plus d’être meilleure et j’accepte, j’accueille plus et même mieux les autres, là où ils sont: ici et maintenant comme moi. Car quand je suis remplie de moi, de moi que je dois améliorer, de moi qui peut être meilleure ou plus ceci ou moins cela…je ne fais pas la place à ce qui est, je me coupe de ce qui est. Je me coupe du monde, je me coupe des autres.Si j’accepte mes côtés égoïstes, quand je serai égoïste, je ne me jugerai plus, j’accueillerai cette partie comme la vierge Marie tient l’enfant dans ses bras, inconditionnellement. Je me comprendrai et pourrai regarder d’où cela vient, sans honte de ne pas être parfaite. Je comprendrai aussi l’égoïsme de l’autre et l’accepterai plus facilement car je saurai que l’égoïsme me traverse aussi parfois.   Si j’ai des peurs ou des angoisses, je leur laisse la place, toute la place, un instant car cela vient de la source aussi et y retournera, car cela a certainement du propos si je peux l’observer. Je ne m’acharne plus à lutter contre celles-ci, car je ne fais que les agrandir par refoulement. Tout étant énergie, tout a besoin de circuler. Retenez l’eau, elle cherchera un autre moyen pour couler, pour s’infiltrer. Mettez sous silence certains aspects de votre être et ils trouveront un autre moyen d’expression, peut-être moins facile, moins évident, plus pernicieux mais cela “parlera” de toute façon en vous, à travers vous. Et cette attitude me libère, et je me surprends à me faire des bisous, à me dire que je m’aime spontanément face au miroir, non pas comme méthode Coué pour me le fourrer dans le crâne alors que ce n’est pas encore dans le corps, dans le coeur…mais tout simplement spontanément. S’accepter comme on est et ne pas toujours tendre vers un idéal parfait de nous-même, qui exempté de nos défauts aurait d’ailleurs probablement perdu les teintes les plus éclatantes et particulières de notre personnalité.S’accepter comme on est, s’aimer même…le véritable défi, facile à dire, tellement difficile à faire, tellement évident lorsqu’on sait et ressent la perfection de l’instant présent et de ce moi qui est inscrit en son sein.   “Lorsque vous êtes joyeux, regardez profondément dans votre coeur et vous trouverez que ce qui vous apporte de la joie n’est autre que ce qui vous a donné de la tristesse”. Khalil Gibran, XXème siècle.     Auteure: Umâ *1 Pierre Willequet, L’ego face au divin, naissance du moi et expériences mystiques, éditions Slatkine, Genève, 2010.​

Enlève tes chaussettes!

  Ne sois pas frileux, par tous les temps, tu verras le bien que cela te fera, le bonheur que tu recevras… Du bout des orteils, toucher la terre mère, se reconnecter…comme un appel qui me fut lancé des tréfonds de mon être,  depuis quelques mois maintenant. Aujourd’hui, je suis addicte, j’en ai besoin, mes pieds appellent, la nature appelle. Quand les marches dans la nature à pieds nus s’espacent, car oui, on a toutes les raisons d’éviter, on a tant de choses à faire, tant à courir, sans jamais plus toucher le sol…Cela a commencé en plein mois de décembre, bbrrrrr, elle est folle tu te dis peut-être!! Je ne savais pas que le cerveau participe de cette expérience en modifiant la circulation sanguine et nous prépare à affronter le froid. J’étais malade, très malade, d’une maladie que les médecins ne comprenaient pas, ils m’ont tout donné et je souffrais tellement que j’ai tout accepté après un long moment de souffrance presque permanente! Certaines douleurs vous feraient faire et accepter tout et n’importe quoi pour les voir cesser. En parallèle, j’ai consulté des énergéticiens, plusieurs ostéopathes, micro-kiné, chaman, homéopathe…personne ne trouvait, personne ne savait. Et peu à peu à force de souffrance sans jamais pouvoir récupérer, j’ai laissé mon pouvoir glisser hors de moi. J’ai eu peur, je paniquais, je déprimais et les médications se faisaient de plus en plus lourdes et les diagnostics de plus en plus noirs. Peu à peu mon taux vibratoire s’amenuisait, je le sentais, plus capable d’espoir, plus capable de croire, ni en moi, ni en la vie… Sans aucun traitement qui fonctionnait, des hypothèses que j’aurais peut-être cela à vie, j’ai vraiment perdu toute ma lumière. Toute, enfin pas complètement, restait une étincelle, bien cachée, hors de ma portée (ce que je croyais). A l’époque des échanges virtuels, des liens partagés, des photos publiées, un ami concerné par ma situation m’envoie un lien. D’habitude, je ne prends pas le temps de regarder les vidéos, je préfère lire, faire du macramé…Terrassée, j’ai dû abdiquer, surrender en Anglais qui n’a pas son équivalent en Français, plus la force de faire, de créer.Alitée très fréquemment, je regardais, parfois sans même les voir des films, séries, reportages, liens sur lesquels je cliquais… Une vidéo qui parlait d’être à pieds nus, non pas chez soi mais bien en contact avec la terre, aller se promener à pieds nus ou aller marcher dans la nature, dans les bois à pieds nus. Qui démontrait que cela diminue les états inflammatoires et la douleur également. C’était l’hiver, il faisait froid et j’étais faible physiquement, habituée à des atmosphères chaudes comme ma couette ou le coin du feu. L’idée d’aller dehors me donnait déjà froid. Mais l’idée refaisait surface fréquemment, comme l’intuition qui parlait, chuchotait à mon oreille à répétition. Et un jour, lors d’une promenade un peu forcée, dans les bois, sur un petit sentier, j’ai enlevé mes chaussures et mes chaussettes et je suis restée quelques instants immobile, captivée, absorbée complètement par la sensation sous mes pieds, un contact tout nouveau. J’avais, bien sûr, déjà marché à pieds nus: ado révoltée en longue robe indienne, j’accompagnais ma mère pour faire les courses en ville à pieds nus, sur les plages ou dans les endroits chauds, en été mes pieds touchaient parfois le sol.   Là, à cet instant, l’hiver, le bois, le froid, les feuilles, l’accueil qui s’offrait sous mes pieds se révéla si tendre et accueillant, que j’ai eu besoin d’un instant, d’un arrêt. Je profitais entièrement dans les moindres détails de la sensation, le sentiment de retrouvailles avec moi par le biais de ce contact. Je ne suis pas quelqu’un d’ancrée par nature, signe astrologique d’air, Vata/ Pitta (vent et feu) en Ayurvéda, le vent, l’air me domine. J’ai beaucoup voyagé, difficile de me poser aussi bien dans la vie professionnelle qu’en termes de relation, vie de famille… J’ai marché 30 secondes à pieds nus cette première fois et puis ai remis mes chaussettes et chaussures, fière d’avoir réussi à le faire. Heureuse car après tout ce n‘était pas difficile ou insupportable, infaisable, et ce fut même agréable sans bien comprendre pourquoi, comment. Et puis les jours d’après, l’envie d’aller me promener revenait, plus fréquente, et j’y allais sans me forcer et je retirais mes chaussettes à chaque fois et à chaque fois cet accueil.   J’ai arpenté des bois, des plaines, des champs, des flaques de boue, des ruisseaux, des rivières, des pierres, le sable, et jamais je n’ai été ne fût-ce que piquée par une bogue, une branche, une ronce... et à chaque fois je restais de plus en plus longtemps et même par des températures en dessous de zéro, dans le gel, la neige, la glace, moins longtemps je l’avoue mais irrémédiablement. Aujourd’hui, je ne peux plus aller dans la nature et garder mes chaussures, le temps où je suis à pieds nus est bien souvent plus long que l’inverse. Aujourd’hui, je ne suis plus malade et je ne veux pas donner de faux espoirs à certaines personnes, mais marcher à pieds nus et surtout dans les bois, aura été pour moi un petit pas ou plutôt un grand quand j’ai décidé d’enlever mes chaussettes! Notre corps fonctionne grâce à différents systèmes: digestif, respiratoire, nerveux, sanguin…Selon les médecines anciennes comme l’Ayurveda ou la médecine chinoise, nous possédons aussi un système d’énergie, un peu comme un système électrique alimenté par des vaisseaux d’énergie: les méridiens en médecine chinoise ou les nadis en Ayurvéda, qui captent et diffusent l’énergie dans le corps. Ces débuts et fins de méridiens d’énergie sont situés sur le corps, les mains, les pieds, les membres, la tête. Etre pieds nus permet de mieux capter l’énergie de la terre. Marcher à pieds nus stimule toutes les zones en réflexologie plantaire relatives aux différents méridiens, eux-mêmes reliés à des organes, reliés à des émotions. C’est un peu comme une stimulation de tous les organes du corps, base de la réflexologie plantaire. J’ai expérimenté et me suis renseignée, savais-tu que nous avons de l’électricité dans notre corps, dans nos jambes? Lorsque nous sommes pieds nus, notre corps est le trait d’union, le lien, le conducteur d’énergie entre le ciel et la terre littéralement, c’est comme s’il faisait masse, être pieds nus permet de se recharger. J’aime nouer mes chaussures entre elles par les lacets et les passer comme un baluchon sur mon épaule faisant un peu de moi l’aventurière des bois.   Les feuilles sont douces sous mes pas, l’eau fraîche et nettoie, les ronces se ploient et se font tendres sous la peau et jamais ne me piquent. Pourtant j’ose m’avancer dans des parties plus risquées et là je vais doucement, à pas de velours…plus attentive aux sons, à tout ce qui s’offre. Mes pieds comme des yeux qui guident, renseignent. Nous possédons de nombreuses terminaisons nerveuses au niveau de la plante de nos pieds, les informations propagées le long de celles-ci nous aident à éliminer les toxines dues au stress et à l’anxiété et même à éliminer plus rapidement la graisse. Marcher à pieds nus stimule la circulation sanguine par le massage naturel donné par le sol irrégulier. Votre corps reçoit alors plus d’oxygène. Ce massage naturel va également prévenir (de la sorte) l’apparition des varices par la stimulation et le renforcement du système veineux, les nutriments sont mieux répartis dans le corps. Marcher à pieds nus, c’est mettre notre humanité dans ce qu’elle a de plus fragile (la peau de bébé de la plante de nos pieds par exemple, mettre une part de nous-même à nu) et vulnérable  (dans le sens de se laisser traverser, toucher) en contact direct avec la puissance de la nature. Redécouvrir et ressentir ce que beaucoup d’entre nous ont oublié et enfoui au plus profond d’eux: nous faisons partie de la nature. L'expérience vous appelle et fait la sagesse. Namasté Auteur: Umâ Aum   

 Remonte sur ton trône ! 

 Un matin triste, pas comme les autres, une rupture récente, des incertitudes financières qui bouleversent encore une fois tout. Ne plus savoir ce que l’on veut, ce qui nous fait du bien; je connais par coeur… Les images que l’on projette: on ferra ça ensemble, on ira là, on construira ce projet à deux… Comme par magie, on se sent plein(e) de force, prêt(e) à tout parce qu’on est deux. Alors que tout(e) seul(e), tout semble plus difficile, plus lourd, voire impossible.Les yeux amoureux de l’autre sur nous, nous donnent des ailes, de même notre regard amoureux nous fait voir la vie en rose comme on dit. Les états d’âme, les émotions, les pensées se chamboulent…cette tornade engendre un état émotionnel pas joli-joli, un état de conscience pas très élevé.Je sens que je suis plus bas que les pâquerettes, que rien ne me goutte, perdue dans ce monde, ne sachant plus ce que je veux, ne veux pas, abandonnée, seule… Premier impulse, le canapé, une bouillotte, une couette et des séries à s’en abrutir car bien sûr le sommeil n’était pas au rendez-vous cette nuit. J’ai pendant longtemps étudié la nature humaine, les émotions, me suit intéressée à la psychanalyse et ceux qui me connaissent, savent que j’ai un sac de Marie Poppins plein d’outils en tous genre pour aider les autres à s’aimer et à être heureux. Et que je suis toujours prête à les partager voire les donner ces outils. Bien sûr quand je suis au fond du trou et la rupture amoureuse a le don de me faire descendre bien au fond; je n’ai pas envie de me faire du bien… Qui n’est pas fragile à ce niveau là? Qui n’a pas déjà souffert en amour? et a peur de souffrir à nouveau… Dans mon cas, tout une boucle de pensées/ émotions/ réactions se met en branle, c’est plus fort que moi, je ne peux me sortir de cette déferlante qui m’emporte, le mental a le pouvoir, jusqu’à ce que… Jusque’à ce que j’entende un jour cette idée: “Remonter sur son trône”. Remonter sur son trône, ça veut dire quoi? Cette phrase a été pour moi un déclic. Lorsque je l’ai comprise, j’ai senti toutes mes vertèbres s’aligner, j’ai ressenti que malgré l’épreuve sentimentale, j’étais à la bonne place au bon moment, que ce n’était qu’une question de point de vue, du filtre que l’on place entre la réalité et nous. Souvent (quasi toujours) à nos dépends, à notre détriment. Remonter sur son trône pour moi avait beaucoup plus de sens et résonnait en moi tellement plus fort que: “Il faut apprendre à s’aimer”, “se faire du bien”, “s’accepter comme on est”….Toutes ces directives pour se faire du bien, glissaient sur ma carapace d’amoureuse en peine. Les “il faut”, “c’est mieux pour toi”, “tu devrais”…n’avaient aucune accroche en moi, car lorsque je me sens mal, je n’ai pas envie de faire quelque chose pour aller mieux. Là nous abordons un thème qui m’est cher mais difficile à reconnaître ou admettre en situation: la complaisance. C’est ce qui nous pousse à rester dans une situation déplaisante (de souffrance, échec, dévalorisation…) parce qu’en fait, quelque part, cela nous arrange bien, cela fait partie de notre périmètre de sécurité ou de notre zone de confort, d’une fausse vérité à laquelle on continue à se subordonner. Donc jusque là, je me laissais vivre mes coups de blues en attendant qu’ils passent, que la vie, la conscience et l’amour de moi réapparaissent comme par magie. Et bien souvent ce fut le cas, toujours en fait. Mais comment raccourcir ce procédé, comment aller mieux plus vite, comment se sentir mal moins longtemps? Comment éviter de retomber si bas? Au long de mon cheminement, j’ai d’abord découvert des traditions spirituelles de la voie de “la main droite”: aller vers la lumière, être calme/ zen (du moins en apparence), gérer ses émotions (surtout ne pas être en colère), ne pas faire d’excès… Honnêtement plutôt que de me libérer, je me suis enfermée encore plus dans un carcan rigide de choses “bien”, “bonnes”, “meilleures” à faire, penser… “Chasser le naturel…il revient au galop”, ce fut vraiment le cas pour moi. Jamais valide aux yeux de mes parents, en suivant ces directives, je me validais moi-même mais par rapport à des principes extérieurs et en cas de crise, impossible à mettre en pratique, honnêtement. Par la suite voyant qu’on ne change pas sa nature profonde, je me suis dirigée vers le Tantrisme qui avec ce précepte: “Si tu as soif, bois; si tu as faim, manges, si tu as sommeil, dors”, m’ouvrait un horizon libre qui me permettait de goutter à celle que j’étais sans contrainte. Le fait est que, toujours dans ces moments “down”, je n’arrivais toujours pas à éviter de plonger bien bas lors d’une épreuve, rupture, échec…”Oui je suis nulle et je m’accepte comme je suis”, voilà en gros ce que cela donnait en moi!! Etre spirituel vivant une aventure humaine, notre cadeau que l’on considère souvent comme une lourde tâche; est notre libre arbitre.Et j’en usais à tire larigot dans ces moments de déprime: “c’est mon choix d’être mal, déprimée, apathique…” et puis “c’est ce que je suis”, “c’est là où j’en suis”. Plus d’effort pour se tirer vers le haut: accepter ce qui est, qui je suis… Trop facile pour le mental qui reprend ces beaux enseignements pour vous faire tourner au sein de la même boucle mais en vous y amenant par une autre porte d’entrée… Alors on croit un moment que ça marche, qu’on évolue…ce qui est le cas en fait…un peu… Et puis cette phrase, un jour: “Remontes sur ton trône”. Comme un électrochoc!!Nous sommes tous des dieux, des rois et reines, c’est vrai!! Cela résonnait complètement en moi, sauf que dans ces coups de déprime, je n’avais vraiment plus rien d’une reine ou d’une déesse: la combi en polaire, les grosses chaussettes, les poches sous les yeux, une torpeur lourde comme un halo autour de moi indiquant aux autres de ne pas m’approcher avec leur “trop de joie” et moi de l’autre côté qui ne la mérite pas. Remonter sur mon trône, m’a permis de m’appréhender autrement.Même dans les moments les plus difficiles, même lorsque les émotions les plus éprouvantes, dérangeantes s’emparaient de moi, cette simple idée de remonter sur mon trône me faisait troquer la combi contre des habits qui me mettaient en valeur, me faisait appeler des amis à l’aide car qui ne vient pas en aide à une reine ou un roi, me faisait me bouger car une reine a des responsabilités qu’elle se doit d’assumer qu’elle aille bien ou pas… Remonter sur mon trône, cette simple idée m’a permis d’avoir du respect pour moi dans toutes les situations: quand j’ai besoin d’exprimer quelque chose à quelqu’un et que ça ne lui plaira peut-être pas, quand je m’observe à l’état de larve dans mon canapé, je sens profondément que ce n’est pas digne de la reine que je suis. Remonter sur mon trône, m’a envoyée de façon totalement spontanée et naturelle, sans effort (c’est cela qui était difficile, l’effort quand je n’allais pas bien qui n’était pas à ma portée) dans la nature.Les ballades le long des sentiers où les arbres se courbent devant moi, la reine qui vient leurs rendre visite, le soleil qui brille pour mon bon plaisir (bien plus souvent que ne le croit), les oiseaux qui chantent ma splendeur… La nature a été à chaque fois, sans exception, généreuse de cadeaux qui allègent, qui font sourire, qui font que le coeur s’ouvre à nouveau et respire enfin l’amour: un arc-en-ciel, des arbres entrelacés, des mousses qui déclinent tous les tons de vert (couleur du chakra du coeur)les rayons du soleil à travers les arbres… Les yeux blasés de l’amoureuse en peine faisaient place ni vu ni connu, à ceux de la reine qui surmonte l’épreuve pour le royaume qu’elle a à gouverner: le royaume intérieur ou le boudoir comme j’aime l’appeler. Cette image de moi sur mon trône m’a permis naturellement d’exercer mon libre arbitre et de faire le choix sans pression aucune d’aller mieux, de me faire du bien, de remonter le pente ou en haut de l’arbre, voire au-delà… Verseau, c’est dans ma nature de partager ce qui m’est utile, j’espère que cette étincelle vous embrasera comme elle l’a fait pour moi. Namasté Je vous aime (car je m’aime).​

Automne et Ayurvéda

Quels sont les conseils de l’Ayurvéda à l’entrée de l’automne ?Quels aliments sont conseillés ?Quelles pratiques de yoga et habitudes au quotidien afin de révéler au mieux la santé du corps et de l’esprit ? Petits conseils pour aborder l’automne en toute sérénité... Qu’est-ce que l’Ayurvéda ?L’Ayurvéda est l’une des plus anciennes médecines au monde  (ses sources remontent à plus de 5000 ans). Issue de l’Inde, elle est reconnue par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) comme une médecine traditionnelle qui a pour but de maintenir le bien-être, ainsi que de traiter diagnostiquer ou prévenir la maladie.« Ayur » signifie « vie » et « véda », connaissance. Ainsi l’Ayurvéda est la connaissance ou science de la vie qui propose l’utilisation des plantes, épices, , minéraux, pratiques spirituelles, soins corporels, habitudes quotidiennes… afin d’avancer sur le chemin de la connaissance de soi et de la bonne santé à tous les niveaux de l’être.Selon l’Ayurvéda nous sommes composés de cinq éléments qui s’organisent par deux pour former des Doshas: Pitta (Feu + eau= l’énergie de transformation), Vata (Ether +air= l’énergie du mouvement) et Kapha (Eau +terre= l’énergie de la préservation). L’univers entier provient de ces trois pouvoirs originels composés d’énergie, de lumière et de matière. La science les reconnaît en tant que forces physiques gouvernant le monde externe mais, d’un point de vue védique, ils sont les pouvoirs de la conscience même.Nous sommes donc composés de la danse des trois Doshas et c’est plutôt le déséquilibre d’un de ceux-ci qui définira nos prédominances. L’Ayurvéda considère qu’un individu est de type « Vata », « Pitta » ou « Kapha » en fonction de ses penchants individuels et habitudes, aussi bien au niveau émotionnel que physique. En automne c’est le Dosha « Vata »Vata signifie littéralement « vent », il est le principal Dosha ou force biologique.Il est le pouvoir stimulant des deux autres Doshas, qui sans lui, sont bancals ou inaptes au mouvement. Sa substance est l’éther et son mouvement le vent. Il est notre force vitale et l’énergie de nos pensées. Notre système nerveux est principalement Vata. Le siège principal de Vata dans notre corps est situé au niveau du côlon. Un Vata perturbé provoque des troubles digestifs (ballonnements), nerveux (nervosité) et mentaux (mental trop actif, pensées négatives, ruminations…), une énergie faible et une faiblesse de tous les tissus corporels. Si vous êtes plus nerveux que d’habitude, avez des ballonnements, souffrez de constipation, avez une peau plus sèche, des émotions plus instables, une aversion pour le froid, c’est que votre Vata est probablement déséquilibré. Etant donné que l’automne est sa saison, Vata a tendance à « s’emballer » à ce moment de l’année. Voici quelques conseils afin de le tempérer aussi bien au niveau des habitudes, de votre pratique du yoga et de l’utilisation des épices. Conseils pour s’harmoniser à l’automne : Mode de vie :favorisez des habitudes de vie bien organisées ; des habitudes régulières calment Vatamoins de déplacements, de voyagesgardez votre corps au chaud et évitez les courants d’airfréquentez des personnes qui vous inspirent calme et tendresseprenez des bains chauds. Alimentation :buvez de l’eau chaude (tiède)diminuez la consommation d’aliments crus et d’excitantsBuvez des tisanes composées des épices suivantes, seules ou associées au choix: cardamome verte, cannelle, gingembre, graine de coriandre, basilic thaï, graines de fenouil. Faire bouillir de l’eau, ajoutez les épices, laissez bouillir 2 à 3 minutes, filtrez et buvez cette tisane tout au long de la journée.Favorisez les aliments suivants : blé, graines de lin, haricot mungo, carotte, aubergine grillée, potiron, patate douce, oignon, raisin (frais et secs), datte, figue, pomme, noix de coco ou huile de coco, prune, orange, pamplemousse, abricot, fruits secs (surtout les amandes), viandes blanches, boeuf, mouton, porc, poissons, yaourt, huile de sésame, huile d’amandes, huile de moutarde, huile de coco, miel. Pratique du yoga :méditez le matin ou le soir 10 minutes au moins, utilisez plus que d’habitude la pensée positive.préférez des postures comme Bhuajangasana (le Scorpion), Dhanurasana (l’Arc), Vajrasana (posture Zen, assis sur les talons), la position de l’enfant, Virabhadrasana (la posture du Guerrier), Parsvakonasana (posture de l’extension en angle). Il est conseillé lors de cette période de pratiquer en douceur, de tenir les postures plus longtemps, de faire une relaxation en fin de séance plus longue.utilisez les Pranayamas suivants: respiration en nâdis alternés et l’ujjayi. Massages conseillés :ShirodharaAbhyanga   β€‹

Hiver et Ayurvéda

Selon l’Ayurvéda, en hiver le Dosha principal à observer (Dosha: signifie « imperfection », représente les éléments qui vont entraîner la maladie ou le déséquilibre), est Kapha. Nous sommes tous constitués d’un mélange subtil et fluctuant entre Pitta, Vatta et Kapha. Pitta provient principalement du feu, Vatta de l’association de l’éther et de l’air. Une observation attentive au quotidien permet de dégager une vue d’ensemble de votre constitution et de votre état actuel en fonction des caractéristiques propres à chaque Dosha. L’augmentation de Kapha incite au repos, ce qui peut être bénéfique pour des personnes trop actives, surmenées ou en burn-out. Des périodes plus calmes, moins actives permettent de se ressourcer, de rentrer en soi pour se re-connecter à nos ressources. Kapha procède de l’eau et de la terre et indique généralement le mucus ou flegme. Sa zone est celle de la poitrine, de la gorge et de la tête, dans la partie supérieure du corps aux endroits où se produisent des mucus, mais également dans le pancréas, sur les côtés et l’estomac, au milieu du corps où s’accumule la graisse et généralement dans les lymphes et tissus adipeux. Son emplacement principal est l’estomac. Un déséquilibre de Kapha peut entraîner, entre-autre, obésité, oedèmes, maladies pulmonaires, inflammation des ganglions…Kapha est stimulé et mis en mouvement par Vata et réchauffé par Pitta. Pour stimuler Kapha, il est bon de pratiquer un yoga plus dynamique qui provoque la transpiration, par exemple la salutation au soleil (Suryanamaskar), des asanas debout, des flexions arrières (qui ouvrent la poitrine, endroit où  le mucus s’accumule) ou encore des respirations de nature chauffante, comme la respiration de feu ou le Bhastrika abdominal (faire une succession d’inspir et d’expir rapides par le nez, en gonflant le ventre à l’inspir et contractant les muscles abdominaux à l’expir pour expulser l’air , 2 à 3 respirations par seconde). Les épices qui réduisent Kapha sont: les graines de céleri, le fenugrec qui soulage l’arthrite et la fièvre, le cumin, les graines de moutarde et d’anis que vous pouvez utiliser en cuisine ou en tisanes et décoctions. La cardamome et le poivre noir ont tendance à pacifier Kapha sans le réduire, de même que le curcuma qui soulage aussi le diabète. Des postures comme DHANURASANA (posture de l’Arc) ou SHALABASANA (posture de la Sauterelle) qui agissent sur les troubles de l’estomac sont indiquées également.  Bien sûr, il ne faut pas supprimer Kapha, mais l’équilibrer par une activité physique alternée avec des moments de repos, au coin du feu avec un bon livre, de bonnes nuits bien longues au chaud…Les massages conseillés pour harmoniser ce Dosha sont des massages effectués à l’huile de moutarde et d’olive. L’huile de moutarde est très populaire en Inde pour les massages. Elle accroît la chaleur corporelle, désinfecte, et si on l’applique sur des coupures, elle en arrête le saignement. De plus, l’utilisation d’huile de moutarde sur les cheveux les empêche de tomber et de blanchir. L’huile d’olive est plus rare en Inde et pour ce, est principalement utilisée pour les massages médicinaux. Elle est alors prescrite pour soigner la goutte, les douleurs musculaires et la polio. Les huiles essentielles conseillées sont celles de Giroflier, Musk, Myrrhe et Sauge.« Prendre soin de soi attire toujours les autres ».  Namasté  Bibliographie: –Yoga et Ayruvéda, Autoguérison et Réalisation de soi, David frawley, Editions Turiya.–Massage Traditionnel Ayurvédique, Enseignements Indiens pour équilibrer le corps et le mental, Harish Johari, Editions Le Courrier du Livre.  Auteure : Vanina Dony   β€‹

Les points Marmas, c’est quoi?

Dans la médecine indienne traditionnelle, l’Ayurvéda, les points d’acupressure, comparables aux points utilisés par les acupuncteurs, sont appelés les points Marmas. Ils sont des zones sensibles ou vulnérables et peuvent servir à établir des diagnostics et à traiter des maladies, ou de façon générale à améliorer la santé et à prolonger la vie. Ils sont des intersections de différents tissus et de nadis (canaux subtils d’énergie). La Marmathérapie a été pendant longtemps gardée secrète, et les maîtres ne la transmettaient qu’aux élèves qu’ils jugeaient aptes à recevoir cette connaissance. Aujourd’hui cette science millénaire se révèle à nous. Ces points Marmas jouent également un rôle important dans le yoga avec lequel l’Ayruvéda entretient des liens étroits. La compréhension des Marmas peut rendre plus efficace sa pratique (en méditant sur certains points importants, par exemple, ou lors de la prise d’asanas. De la même façon que les points d’acupressure sont utilisés dans les arts martiaux en Chine, les points marmas sont utilisés dans les arts martiaux en Inde, notamment dans la pratique du Kalari dans le sud du pays. Ces points peuvent donc soigner ou blesser, voire tuer, si l’on frappe dessus.Ces points sont comme une sorte de relais dans notre corps qui est un véritable champ d’énergie, relais grâce auxquels nous pouvons contrôler les processus physiologiques et psychologiques. Les Marmas font partie d’une physiologie sacrée, qui structure le corps selon des courants d’énergie subtils et des points énergétiques. Ils sont comme les lieux sacrés que possède la terre, à échelle réduite sur notre corps.Les marmas sont des clefs du massage Ayurvédique: ces points ou zones où le corps et la conscience se rencontrent. Les effets d’un massage en sont également renforcés lorsque le massothérapeute y associe le massage ou l’acupression de ceux-ci. Ils peuvent aider à soulager des inflammations, les tensions musculaires, ils permettent de traiter certains organes et de les rééquilibrer, de stimuler certains sens, de réguler le flux du prâna dans le corps, d’améliorer la posture du corps, d’équilibrer le système nerveux… Le travail sur les points Marmas est avant tout un travail sur le prâna, aussi il est possible de les tonifier lorsqu’ils sont très sensibles en surface en les massant dans le sens des aiguilles d’une montre, ou d’en diminuer l’énergie en les massant dans le sens anti-horloger, lorsqu’ils sont en excès et sensibles en profondeur. L’on peut également associer au massage de ces points des huiles essentielles, ou l’usage de la chromothérapie (thérapie par les couleurs). Le travail sur les points Marmas peut être un travail en soi mais il est en général intégré au massage Ayurvédique « Abhyanga ». Le masseur choisit alors en fonction des troubles physiques ou psychiques de traiter les points judicieux. N’hésitez pas à découvrir les effets du traitement de ces points lors d’un traitement des points  ou au cours d’un massage Ayuvédique . Auteure : Vanina Dony   β€‹ 

Objectif Detox

Nous nous sentons parfois fatigués sans raison, lourds, sans motivation… Mais pourquoi ces sensations? Quelles en sont les causes selon le regard de l’Ayurvéda? Ces sensations sont souvent dues à une production plus massive d’Àma (déchets) dans notre organisme , elle-même due à une baisse des sécrétions enzymales (Mandagni) au niveau digestif. Que faire pour retrouver forme, légèreté et une digestion facile? Ma recette, tout au long de l’année: tisane de gingembre et curcuma, additionnée de jus de citron frais et de miel.Préparation: faire bouillir gingembre et curcuma frais quelques minutes (au plus vous laissez bouillir, au plus le goût sera piquant), pressez le jus d’un demi-citron. Ajoutez le citron à la tisane quand elle est prête et adoucissez de miel. Vous pouvez aussi remplacer le citron par du citron vert et y ajouter de la menthe poivrée fraîche, séchée ou 1 goutte d’huile essentielle. Dans ce cas, mélangez l’huile essentielle préalablement au miel avant de l'ajouter à votre tisane.Le poivre noir est une épice qui aide à digérer (en tisane ou dans vos repas), de même que la menthe poivrée (en tisane ou une goutte d’huile essentielle diluée dans de l’huile d’olive avant chaque repas).Un peu de sport au grand air ou, si vous préférez de longues balladesUn sauna ou hammam (pas juste après un excès) Prenez le temps de vous faire du bien!! La réflexolgoie plantaire : merveilleux outil, travaillant sur tous les systèmes de l’organisme, agit d’une manière très efficace sur la capacité d’élimination et relance les systèmes émonctoires de façon étonnante. Additionnée de quelques gouttes d’huile essentielle de citron pour augmenter encore plus l’élimination, un vrai bonheur. Le massaga abhyanga tonifiant : il agit puissamment en relançant dans tout l’organisme la capacité d’éliminer les toxines aussi bien physiques que mentales. Ses effets se font sentir plusieurs jours même après le massage., il nettoie  efficacement votre organisme. Et aussi quelques petites astuces faciles: -une tasse d'eau chaude le matin à jeun-les postures en torsion en yoga (Ardha matsyendranasana), Makara asana (torsions au sol)-marcher à pieds nus favoriserait l'élimination des toxines-mangez principalement des légumes, des soupes et évitez le café, thé, alcool, sucres rapides... β€‹ 

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ARTICLES

Voici quelques articles de ma plume.

L'écriture est une autre façon d'exprimer ma créativité, de lancer des idées, des réflexions sur différents thèmes. Vous trouverez des articles au gré de l'inspiration

 

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