Svadisthana ou chakra sacré 

 “Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse” Nietzsche  Dénomination: Svadisthana, chakra sacré, chakra de l'ombilic ou chakra JupiterSignification: Sa propre demeureLocalisation: Le centre de l'abdomen, au-dessus des organes sexuels, 3-4 doigts sous le nombrilCouleur : OrangeÉlément : EauSymbole : Lotus à 6 pétalesPrincipe fondamental : Reproduction créatrice de l'EssenceFonctions : Santé physique et sexuelleFonction sensorielle : Le sens du goût, l'appétit.Glandes endocrines : Les gonades ou glandes sexuelles régissent les formes typiques du sexe masculin ou féminin et règle également le cycle féminin.Minéraux : Ambres orangés, opale de feu, jaspe orange, cornaline, cristal de quartz, calcite orange, topaze impériale.Sons: Ré, VAM pour le Bija Mantra.Parties du corps : Système de reproduction, le bassin, les organes génitaux, les reins, la vessie, tout ce qui est liquide comme le sang, la lymphe, le suc gastrique, le sperme.Conscience:  C'est le centre des émotions, des énergies sexuelles et des forces créatrices. Archétypes: victime, disciple, martyr, rebelle, révolutionnaire, guerrier. Svadhistana en harmonie: nous ressentons la joie et la sérénité. La peur ne nous limite plus dans la prise de risque, nous osons et nous nous surpassons. Un bien-être physique nous permet de mieux connecter notre sensualité. L'avenir est entrevu de façon positive et dans la confiance. Fonctionnement disharmonieux: jalousie, culpabilité, dépendance relationnelle, aux drogues, boulimie/ anorexie, frigidité, méfiance, mensonge, irritabilité, machisme, importance exagérée accordée à l'opinion des autres, refus de mûrir, besoin de se sentir important, besoin exagéré d'entretenir son corps, susceptibilité et physiquement: cancer du sein, douleurs lombaires, maladies des organes génitaux.   Il régit la sexualité dans sa dimension sensuelle et la conception. Il est la source de vitalité du corps éthérique. Nos rapports avec autrui et notamment avec le sexe opposé sont profondément marqués par le deuxième chakra. L'érotisme et la sensualité font partie de son champ d'action aussi bien que le lâcher prise de l'égo limité, ou l'expérience d'une unité plus profonde grâce à l'union sexuelle. Ce chakra est aussi associé au corps émotionnel et à la disposition qu’a la personne de ressentir ses émotions, à l'intensité de celles-ci.Il est aussi le chakra de notre héritage génétique, du mouvement physique, de la joie de vivre, du bien-être.Il gère la communication non-verbale, la créativité, l'énergie sexuelle, la vitalité, la fécondité, l'esprit d'entreprise. Il équilibre aussi notre besoin d'être en lien avec les autres, l'envie de faire la fête et l'honnêteté.Grâce à ce chakra la jouissance et le plaisir peuvent se manifester.Après l'enracinement du premier chakra, il nous invite à goûter, toucher, sentir..à découvrir le monde et à expérimenter un maximum de plaisir, notion non-évidente dans notre société où le plaisir est vu comme pêché et où l'efficacité, la rentabilité priment. Son élément étant l'eau, il contrôle tous les liquides corporels: sang, lymphe, sperme, urine, larmes, mucosités... Il nous convie à nous interroger sur nos émotions et leurs significations, à les décoder, à affiner notre ressenti afin de mieux les gérer et d'avoir une vision plus claire. Développer nos perceptions par la voie émotionnelle afin de déterminer ce qui est le mieux pour notre santé. C'est avec lui que nous développons notre intuition et que nous nous permettons d'expérimenter la joie.  S'il est perturbé, nous allons rechercher cette joie et ces plaisirs à l'extérieur avec des substituts comme le chocolat, le sexe, les drogues ou en compensant par une hyper-activité. Pour l'équilibrer, il est capital d'exprimer notre créativité, d'avoir un équilibre financier, une harmonie sexuelle. Veillez à ne pas trop contrôler ou abuser de votre pouvoir, ce qui lui est néfaste. L'ennui est également son ennemi ainsi que la recherche d'une relation pour assurer sa sécurité matérielle. Vivez vos relations sans dépendance! Vivez la passion, l'extase, la joie sans chercher à vous accrocher.    Pour cela, un travail sur les peurs, en commençant par les accepter est primordial! Cela n'est pas une sinécure. La patience et l'acceptation, l'incertitude, la frustration, la confusion, la tristesse seront des étapes de votre chemin et font partie du processus pour équilibrer ce chakra. Idéalement veillez à exprimer ces émotions sans blesser ou agresser quelqu'un. Si vous passez par ces étapes, aller crier dans les bois ou dans votre voiture, frapper un oreiller, mettez en scène l'expression de ces émotions par des impros en solo. Revenez ensuite à l'immobilité et au silence pour laisser décanter et que le travail se fasse à l'intérieur de vous.   Pour stimuler/ équilibrer ce chakra: -Aller vous promener près de points d'eau, rivières, cascades-Aller vous  baigner en mer (pas l'océan qui lui agit parfois en effet de confusion)-Regarder une mer calme-Prendre un bain-Prendre soin de soi (coiffure, vêtements, etc...)-Faire des choses qui nous plaisent, créer, peindre, écrire, chanter, danser, inventer...-Partager avec quelqu'un des ressentis profonds -Écouter le bruit de l'eau d'un ruisseau (encore mieux en fermant les yeux)-Stimuler cette zone avec une pierre dans le sens d'une aiguille d'une montre (en tournant en direction de son propre cœur) avec un minéral de préférence orange ou nacré-Se valoriser en réalisant que vous êtes unique-Etre honnête envers soi-même-Apprendre de nos erreurs et ne pas culpabiliser-Répéter des affirmations comme: "Je suis flexible t je m'aime avec toutes mes émotions", "Je tourne la page sur mon passé et je vis le moment présent", "J'accepte mes émotions et mes peurs", "Je suis reconnaissant du bonheur d’être moi", "La guérison survient chaque fois que je me repose, me détend et  m’amuse", "Je favorise la guérison à chaque fois que j’affirme ma valeur et respectes mes choix amoureux".-Méditer sur des phrases comme: "Le secret du succès ne consiste pas à demander plus mais à utiliser ce que je possède déjà", "La plus grande réussite est celle d'une pensée heureuse"-Utiliser les huiles essentielles suivantes: Ylang-ylang, Bois de santal, Bergamote, Jasmin.     Les postures de yoga qui équilibrent Svadhisthana: -Trikonasana (le triangle)-Garudasana (L'aigle)-Yoga mudra (Le symbole du yoga)-Dhanurasana (L'arc)Ardha Salambhasana (La sauterelle)  Pranayama qui équilibre Svadhisthana: Ida pranayama (respirer uniquement par la narine gauche en obturant la droite avec le pouce droit et en posant l'index et le majeur sur le troisième oeil).  Les aliments qui équilibrent Svadhisthana: -L'eau-Les bonnes graisses-Les noix-Les graines-Les fruits tropicaux-Les pro-biotiques-Le sel-Le poisson  Auteure: Umâ        

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Signification : Racine ou fondationsAutres dénominations: 1er chakra ou chakra racine, chakra de base, chakra Saturne.Localisation : Le périnée, le point entre l'anus et les organes génitaux.Couleur : Rouge, rouge écarlate et marron.Élément : TerreSymbole : Lotus à 4 pétalesPrincipe fondamental : Conscience physique (opposée à la conscience spirituelle du 7ème chakra)Fonction : Survie et prospéritéFonction sensorielle : L'odoratGlandes endocrines : les surrénales qui sécrètent l'adrénaline et la noradrénaline. Les surrénales jouent un rôle dominant dans l'équilibre de la température du corps.Minéraux : Grenat, rubis, corail, jaspe rouge, obsidienne, quartz fumé, cristal de quartz, schorl (tourmaline noire), onyx noirSons : Do pour la note de musique, LAM pour le bija mantra.Parties du corps: Le système lymphatique, le système du squelette (colonne vertébrale, les os, les dents, les ongles), l'anus, le rectum, le gros intestin, la prostate chez les hommes, le système éliminatoire la vessie et les reins, les extrémités du bas (jambes, pieds, chevilles, etc..) ainsi que le nez, puisque c'est l'organe  de l'odorat. Conscience: Ce chakra est situé à la base de la colonne vertébrale, il est le siège de la Kundalini, réservoir inépuisable d'énergie. Le premier chakra est le centre de notre circulation énergétique subtile. C'est en même temps le siège de notre inconscient collectif, dont les connaissances stockées en nous sont rendues accessibles par ce biais. Pour être équilibré, ce premier chakra doit être contrebalancé par le septième chakra.  Les besoins fondamentaux individuels ou collectifs de vie et de survie font partie du champ d'action du 1er chakra ainsi que la relation que nous avons avec l'environnement, les plantes, la terre, la nature, la terre. Il est relié à la terre qui le nourrit et le soutient.   Le 1er chakra est relatif à la sécurité, la survie, la confiance, la relation avec l'argent, la maison, le travail. La capacité d'être "posé", d'être présent dans l'ici et maintenant. La façon dont nous prenons notre place dans la matière, dans le monde matériel. La survie physique est la principale préoccupation de ceux dont l'énergie est centrée au chakra racine.  La survie de l'espèce, la procréation (en fondant une famille par exemple), la sexualité en tant que fonction corporelle Parvenir à une sécurité matérielle et assurer « la survie de l'espèce » en fondant une famille font partie des fonctions relatives à ce chakra.En disharmonie, il y a risque de devenir flegmatique, de manquer de volonté, de confiance en soi, de se sentir en danger, anxieux et inquiet. Muladhara en harmonie: l'on se sent bien ancré, sur terre, ambitieux, volontaire, courageux, exigeant, audacieux, passionné, décidé. La joie de vivre rayonne à travers nous, on est chaleureux, extraverti, libre de ses peurs,  les conflits ne font plus peur, l'on aime prendre des initiatives, on est prêt à faire face aux défis de la vie. Fonctionnement disharmonieux : pensée et action focalisées sur la possession et la sécurité matérielle ou autour des plaisirs  extérieurs/ des sens : bonne cuisine, alcool, sexe etc...Façon d'agir orientée essentiellement vers la satisfaction de ses propres besoins. Manque de lâcher-prise. Difficultés à donner ou recevoir, agressivité, dominateur, égotiste, sexuellement inhibé. Archétypes: ingénieur, contrôleur fiscal, architecte, organisateur, comptable, économiste.  Mulhadara représente la vie physique et matérielle, notre énergie/ force vitale, nos origines, nos fondements, nos racines. Il correspond au "Je suis", "J'aime être vivant". Il contrôle l'équilibre et le maintien du corps physique, de la colonne vertébrale, le système immunitaire, les jambes et les pieds, la peau, les vaisseaux sanguins, toute notre manifestation physique. Il nous aide à avoir les pieds sur terre, à être dans le concret et nous stabilise, est responsable de notre instinct de survie. Il nous permet de nous situer par rapport aux autres et nous guide pour nous rapprocher de nos buts. Ce chakra nous invite à respecter notre corps physique, à honorer notre famille biologique et la planète terre. La façon dont nous "polluons" notre corps physique est corrélative à la façon dont nous polluons la planète. En agissant de la sorte, nous déséquilibrons Muladhara. Il nous enjoint à vivre en harmonie avec la matière, la planète, le concret des choses. Il nous demande de faire face au stress, de nous enraciner, de créer la paix et la calme en nous et de rester fidèle à nous-même. Si vous avez peur du changement, changement qui menace votre zone de confort et votre survie, la conséquence sera une probable peur du succès ou de la réussite, donc d'éventuels sabotages. Il demande de lâcher cette volonté de sécurité absolue et de se détacher de la possession à outrance de biens matériels, d'une volonté trop forte de statut social pour compenser ce manque de sécurité sans pouvoir profiter de l'instant présent. Pour évoluer à ce niveau, focalisez-vous sur le processus plutôt que sur le but, sur le chemin plutôt que sur la destination, sur la croissance plutôt que sur le résultat. L'échec n'est qu'une expérience par laquelle vous grandissez et apprenez.  Pour stimuler/ équilibrer ce chakra: -allez vous promener dans la nature et qui plus est si vous osez, à pieds nus-faites des câlins aux arbres-pratiquez des activités physiques-méditez en vous concentrant sur la base de la colonne-mettez des gouttes d'huile essentielle de Vétiver sur la plante de vos pieds-portez les pierres citées plus haut-inspirez la couleur rouge par la base de la colonne-chantez le mantra "OM GUM GANAPATAHYE NAMAHA"-répétez des affirmations comme: "Je suis en sécurité" et/ ou "Je sais qui je suis, ni plus, ni moins". -D'autres affirmations: "Je me révolte donc je suis", "Sois invincible, aie un but et un courage constant", "Je ferai ce que je peux en étant confiant dans les lois de la nature", "Vous n'entendez pas les mouvements de la terre; les grands pouvoirs sont peu bruyants". Les postures de yoga qui équilibrent Muladhara: -Paschimottanasana (la pince)-Bhujangasana (le cobra)-Virasana (le héros)  Les aliments qui équilibrent Muladhara: Tous les aliments naturels, bio, sans OGM (taux vibratoire plus élevé) avec une pigmentation rouge équilibreront ce chakra (tomates, groseilles, cerises, betteraves, grenades, framboises) et aussi les protéines. Les légumes racines, adaptogènes: ginseng, ashwaganda, racines de réglisse, rhodolia et  champignons. Les aliments qui stimulent le système immunitaire comme l'ail, les choux, le curcuma et les produits fermentés et l'huile de coco naturelle.   NamastéModule Chakra yoga chez Omvani Janvier/ février 2019 Auteure: Umâ

La trilogie yoga, ayurvéda et tantra

Be Radiant, be Wise, be Love!Soyez rayonnant, soyez sage, soyez amour! C'est arrivé comme une évidence, une prise de conscience, un voile qui tombe... J'enseigne le yoga depuis 14 ans maintenant, je suis massothérapeute ayurvédique depuis longtemps aussi. Un travail ou plutôt une passion que j'aime transmettre. Je sème peut-être... Chaque graine a sa propre destinée et pour moi chaque rencontre, mot dit, endroit, échange de toutes sortes sont un cadeau qui fait écho ou pas. Cette évidence, ce voile qui tombe, découvre en moi celle qui souhaite aussi transmettre le tantra, initier à l'art de l'amour sacré, de la sexualité divine. Ces 3 enseignements de sagesse (yoga, ayurvéda et tantra) offrent un modèle de guérison multi-dimensionnel pour toutes les couches dont votre être est composé (corps, esprit et âme) et donne une vraie guérison et une santé florissante. Ils sont les trois piliers qui supportent le potentiel inexploité de notre vie.Originairement, ils sont tissés en un corps de sagesse qui intègre le corps, l'esprit et l'âme.     Le yoga, union entre l'intérieur et l'extérieur. Il amène à se focaliser, à conscientiser la respiration et quand notre respiration rejoint notre vie, l'esprit se calme et les distorsions du conditionnement se dissolvent. Chevauchant chaque respiration, le système de défense est armé de l'intensité de chaque moment. Au centre de cette douceur se trouve l'expérience mystique de la connexion avec la source amour-silence. La pratique du yoga, science védique de l'auto-réalisation couvre le champs entier de nos existences, enlève les peines, apporte un équilibre, une flexibilité et donne de la force au corps. Lorsque l'on plonge plus profondément dans cette pratique, l'on peut apprendre comment expérimenter la tranquillité de l'esprit, comment équilibrer notre vie spirituelle avec notre vie matérielle et comment vivre le vrai but de notre âme. Il propose des postures physiques, des disciplines éthiques, le contrôle de la respiration, des méthodes liées aux sens, des affirmations et visualisations, des prières sous forme de mantra (sons sacrés) et des techniques méditatives complexes. Son intérêt principal se centre sur une pratique spirituelle, principalement à travers la méditation (par la suite après des années de pratique) pour nous emmener derrière la tristesse et l'ignorance du monde. Il nous enseigne comment sortir de notre limitation corporelle et mentale à propos de notre identité jusqu'à notre soi immortel qui réside dans notre coeur.    L'ayurvéda, la soeur du yoga et l'art et la science holistique védique de la médecine de l'Orient, offre un modèle de médecine de l'Orient, un modèle préventif et thérapeutique de soins pour le corps, l'esprit et le coeur à travers la nutrition, le style de vie, des traitements thérapeutiques et des plantes médicinales. Ceci s'exprime à travers l'équilibre des trois humeurs des doshas: paix, joie et amour. L'ayurveda possède une longue histoire, de nombreuses couches, beaucoup de diversité et un développement continu qui la rend pertinente pour tout le monde et tout le temps.L'ayurveda propose un style de vie qui ancre la vigilance dans le corps. De simples pratiques qui incluent les 5 sens-écouter, toucher, voir, goûter et sentir- améliore la fluidité énergétique et la guidance intuitive. En nettoyant et relâchant constamment de vieilles impressions qui peuvent peut-être voiler notre intelligence originale, nous nourrissons le sentiment d'être vivant. Le corps devient une rivière puissante, où peuvent circuler les énergies de vie sans entrave.   Le tantra est le pont ou la glu entre le yoga et l'ayurvéda. C'est un chemin yogique, d'une subtile sensualité qui offre un accompagnement dans les blocages physiques, émotionnels et mentaux qui vous empêchent de vous sentir libre et de vivre une vie de plénitude débordante aussi bien matérielle que spirituelle. Suivre le chemin tantrique n'est pas pour le faible de coeur. Cela exige dévouement, courage, authenticité et persistance pour travailler à travers vos défis personnels. Chaque expérience matérielle est vue comme une leçon et une opportunité pour devenir calme/ neutre et serein. Le tantra vous supporte dans l'observation et l'être dans les obstacles émotionnels et mentaux de la vie qui vous empêchent d'exprimer votre potentiel complet. La clef du tantra vous enseigne à développer une énergie d'amour qui comble vos relations avec vous-même et les autres.Il permet à la vigilance d'être la clef, à la créativité de se manifester dans toutes les dimensions, de vivre dans la liberté de la pure essence, . Tantra signifie littéralement technologie et se réfère aux techniques variées de yoga incluant les mantra (sons sacrés), yantra (méditation sur des formes géométriques), des visualisations et "prières". Le tantra est une approche énergétique qui nous enseigne comment travailler avec l'énergie à un niveau subtil. La part sexuelle du tantra est la part de vamachara ou de la main gauche qui emploie des pratiques qui ne sont pas considérées comme étant "dharmic" ou pures, incluant le sexe, la viande et le poisson dans l'alimentation. Yoga, Ayurveda et Tantra sont 3 disciplines intimement liées et interconnectées dans les textes védiques, pour une guérison complète et stable du corps et de ses différentes couches énergétiques. Art qui a été longtemps oublié.  La pratique du prānāyāma, par exemple, (ou techniques de respiration), est recommandée dans les 3 disciplines. Le souffle, Prana, est, en effet la clé de voute de la guérison, grâce à ses bienfaits sur les chakras et dans les différentes parties du corps. Le souffle est aussi la clef majeure pour inviter la conscience. Le travail sur le prana ou l'énergie se retrouve dans les trois disciplines, qui vont viser à augmenter votre énergie corporelle, mentale, émotionnelle, sexuelle... Là où l'énergie, le Prana passe; les blocages vont sauter, les muscles s'assouplir, le mental prendre conscience, les émotions s'apaiser, l'harmonie s'installer. Trois chemins différents et complémentaires à la fois pour gravir la montagne en choisissant le chemin qui convient le mieux à votre corps et votre personnalité. Quel est celui qui vous correspond?   Vous avez tout lu? Peut-être avez-vous apprécié cet article et aurez-vous envie de la partager...?       

Le Tantra et moi

   Au sortir d’un we tantra, toute remuée, libérée, en paix, détendue, épanouie…je sens des choses se poser, se déposer, d’autres qui remuent, qui dépoussièrent, qui me confrontent et confrontent les autres avec ce moi épuré, plus sain, plus libre…Retour dans la vie, ma vie…et bien non, je ne le vis pas comme un retour car cela voudrait dire que j’ai quitté ma vie le temps de ce we. Je ne l’ai pas quittée, j’y étais et j’y suis toujours alors que je réinvestis le quotidien. Je continue à vivre avec un autre regard, à partir d’un niveau de conscience qui était déjà présent en moi. C’est comme s’il s’était (ré)ouvert. Est-ce que tantrisme signifie ouverture obligatoire? Quelle est ouverture?Où se trouve cette subtilité qui me permet de rester dans la spontanéité sans me forcer à être libre et ouverte, accueillante? Alors que parfois je me sens attachée, touchée, sous réserves… Elle se trouve dans l’ouverture et l’accueil de ce qui émerge en moi d’abord, ensuite du reste, à comment je réagis face au monde et aux autres. Dans la transparence ou plutôt l’honnêteté face à moi même, face à ce que je ressens sans que cela soit nécessairement fluide et spontané ou détaché. L’acceptation de tout ce qui vient vers moi alors? Non car parfois je n’accepte pas. Cette fluidité qui coule tant recherchée est cet embrassement total de tout, même de ce qui n’est pas fluide et coule, même de ce que je n’accepte pas. Où et quand est-ce tantrique? A partir de quel pas, de quel regard, de quel acte cela ne l’est-il plus? Toutes ces questions ce matin alors que je bois un délicieux Pu Er. Le tantrisme n’a jamais été et ne sera jamais pour moi limité au massage tantrique. Cette réduction est déplorable, tellement réductrice d’un enseignement tellement vaste, à appréhender à tant de niveaux, que sa découverte et compréhension en est illimitée. Un exemple que j’ai déjà cité dans d’autres de mes écrits: “Si tu as soif, bois, si tu as faim, mange, si tu as sommeil, dors”. Comment comprenez-vous cela? Y voyez-vous différents niveaux de lecture? J’ai lu cette petite et simple phrase il y a des années et j’en découvre encore sa profondeur par des niveaux de compréhension qui se révèlent suivant les expériences de vie.Une interprétation première: “écoute ce que ton corps te dit, écoutes les messages qu’il te lance”, une autre vision: “Fais ce qu’il te plait.”, ou encore “Tout est grâce” ou encore “Il n’y a pas de bien ni de mal” ou encore “pas ce qui devrait être mais ce qui est…” (Swami Prajnanpad).  La vision tantrique est tellement simple qu’elle en devient quasi incompréhensible pour nos mentalités complexes et complexées. Tant de rigueur, de normes, de concepts viennent entraver une interprétation et une mise en pratique fluide.Si l’on reprend cette phrase citée plus haut, l’on peut entendre que nous sommes invités à suivre les impulses qui naissent en nous. Et de suite, des réactions qui fusent “mais si l’on fait tout ce que l’on veut ce sera le chaos” ou “on ne peut faire tout ce dont on a envie, il faut travailler” ou “nous avons besoin de règles pour vivre dans la société”… Tant de conditionnements nous barrent la porte à la liberté, tant de peur nous empêchent d’être spontané, tant de blessures qui nous inhibent. Le chemin tantrique pour moi est un véritable chemin de libération, de prise de conscience et d’acceptation de ce qui est en moi, les côtés lumineux, l’amour, la paix…et aussi mes fragilités, mes barrières, mes refus, mes jalousies, mes craintes et appréhensions. Car je suis faite de tout cela, je suis faite de tout, de toute cette beauté et de toute cette boue exactement comme vous tous avec un mélange tout particulier qui fait que je suis moi, qui fait que je suis unique, qui fait que même cette boue est beauté. Et c’est ce caractère unique composé des mêmes ingrédients que tout un chacun qui fait mon charme et le vôtre. Pas une personne identique, pas un même ressenti par rapport à la vie mais une multitude, une infinité d’être et d’êtres. Le tantrisme est pour moi une invitation à habiter entièrement ce caractère unique sachant que l’autre est moi également. J’adore ces paradoxes qui n’en sont pas!! Je reviens à ce qui m’habite maintenant, c’est cela qui me pousse à écrire et partager. We de rencontres, de regards, de touchers, de partages intenses et intimes aussi, de confiance, de lâcher-prise en même temps que d’écoute de mes gènes et limites, l’accueil de ce qui est là en moi. Je m’ouvre, je reçois, je donne, m’abandonne, offre, je me fige aussi, suis perplexe, fragile, une femme, une enfant, une sensibilité à fleur de peau de par les exercices proposés et leur progression qui exacerbent l’être en entier.Sans attente par rapport à ce que j’allais vivre lors de ce we, je m’étais inscrite deux jours avant spontanément, je ne suis pas frustrée ou déçue. Des organisateurs qui cadrent parfaitement et à merveille l’évènement. Chose qui n’est pas évidente lorsque l’on travaille avec l’énergie sexuelle, un cadre parfaitement posé qui m’a permis d’être en confiance. Découverte ou redécouverte de certains de mes aspects, de certaines de mes émotions parfois refoulées, parfois oubliées. Rencontres avec l’autre parfois très proches, jamais trop proches car la limite est toujours celle que je décide de poser. Emporter cela avec moi, dans le quotidien, continuer à vivre de la sorte. Continuer à accepter tous les appels et les cris parfois désespérés en moi, les envies, et toujours encore les fragilités, les dégoûts, les désirs, les sentiments imprévus, inattendus, la puissance surtout, rester digne de soi en restant avec soi tout en étant en lien avec la vie et l’autre: l’autre intime, l’autre que je croise le matin à la boulangerie, l’autre au travail…  J’en reviens me disant des choses, prenant des décisions, faisant des choix, d’autres choix, prenant d’autres positionnements. Je m’aperçois que je suis retournée dans ma tête, que je ne suis plus dans mon coeur. Quand je dis coeur, je veux parler de ce qui émerge en moi pas d’un coeur romantique, plutôt un coeur primaire, originaire, intuitif qui ne scinde pas les choses en bonnes ou mauvaises en acceptables ou pas. J’oubliais déjà de danser simplement, d’être fluide. J’ai réalisé et compris des choses lors de ce we, je commençais déjà à oublier que l’essentiel est de ressentir dans mon corps, dans le coeur mes aspirations et que celles ci peuvent évoluer, changer, voire se retourner complètement d’un instant à l’autre. Garder cet oeil attentif à ce qui est en moi sans mettre d’étiquette, sans essayer de faire bien, sans forcement vouloir comprendre, tout en étant consciente de ce qui parle, rester fluide comme l’eau qui coule ou la volute de fumée du bâton d’encens, il n’y a rien d’autre finalement…même si sa danse est chaotique, imprévue, imprévisible.Tellement simple: être soi spontanément…tellement compliqué en même temps. Comme je peux si facilement me limiter, m’enfermer, me censurer…par peur d’être jugée, de ne pas être conforme, de ne pas être aimée, de déplaire, de choquer…comme si tout ce qui est moi, spontanément je ne l’aimais pas…ou croyais qu’il n’est pas aimable ce qui revient au même finalement.Accepter, m’accepter dans tous les rôles qui me composent: le femme, l’amante, l’amoureuse, la fragile, la puissante, l’exploratrice, l’initiatrice, la débutante, l’experte, l’affamée, la frileuse, la jalouse, la sereine, l’apeurée, la garce…Cette ouverture à ce qui est en moi finalement me fait grandir dans ma puissance et le besoin de pouvoir s’efface, devenant obsolète spontanément.L’envie présente et ancrée de me laisser guider par mon ressenti, de m’abandonner à moi-même, me faisant ma propre offrande.J’aurais peut-être encore mal, certainement même, mais au moins je ne passerai plus à côté de celle que je suis, celle que je peux offrir au monde, à la vie, celle que je peux vous offrir.  πŸ˜ŽπŸ€—πŸ™πŸ’ƒAuteure: Umâ

Omvani music library 

(en cliquant sur le titre, vous aurez accès à la playlist) Lors de classes de yoga ou de concerts (musique classique, bols tibétains, musique traditionnelle), d'ateliers de chant de mantra, d'écoute du handpan et autres instruments qui harmonisent nos centres énergétiques, équilibrent nos énergies comme les bols tibétains et de cristal, les gong...c'est une véritable thérapie énergétique qui a lieu en nous Parce que la musique douce: -augmente nos vibrations littéralement-diminue la pression artérielle-augmente la circulation sanguine-ralentit le rythme respiratoire-augmente la production de dopamine (hormone du plaisir) Voilà pour vous ma playlist, ceux qui viennent au cours de yoga vont reconnaître des morceaux déjà entendu lors des relaxations en fin de cours, pour les autres, ce sera une découverte. Parce que j'aime transmettre et partager ce qui m'anime, ce que je kiffe, ce qui me fait vibrer, parce que je crois que le partage crée l'abondance et la vie, pour vous cette playlist.  NamastéπŸ™πŸ‘πŸ˜Žβ˜€πŸ’œ Auteure: Umâ  

​Yoga, Ayurvéda et printemps

​Saviez-vous que la pratique du yoga est différente selon la saison? Pourquoi?Que certains types de massage peuvent vous aider à traverser mieux l'année et ses changements (climatiques, heures de lumière...)? Lesquels choisir?Quels sont les conseils pour notre santé? Quelles épices utiliser?   Le printemps est là, toujours espéré, attendu après un hiver plus ou moins rude, plus ou moins froid, plus ou moins gris et terne… Le printemps représente symboliquement l’impulsion de vie, la remise en route, le retour à l’extérieur, le dégel, la montée des températures, de la sève, la germination, la floraison, les couleurs qui reviennent dans la nature…Comment s’adapter à ce changement après le confort douillet dans lequel nous nous sommes installés tout au long de l’hiver? Une première chose que j’ai envie de vous partager qui reste valide tout au long de l’année, c'est que nous faisons partie intégrante de la nature et que notre organisme fonctionne à l’image de celle-ci. En hiver, la nature se fait plus immobile, se retire de la surface de la terre, les animaux hibernent… De même que notre immobilité, notre vie qui est plus recluse dans des espaces chauds à l’intérieur, une vie moins dynamique et un état “d’hibernation”. L’organisme se remet en action et va éliminer ou faire fondre Kapha accumulé pendant l’hiver. Voilà pourquoi à la venue du printemps, nombreux sont ceux qui vont souffrir de rhumes, allergies (dues aux pollens qui reviennent dans l’atmosphère). Selon l’Ayurvéda les qualités du printemps sont: chaleur, humidité, onctuosité et douceur. Une des bases de l’Ayurvéda est la détox permanente du corps qui est considéré comme une raffinerie: du grossier au subtil, notre corps transforme toutes les matières premières que nous lui donnons (nourriture, stimulations, rythme de vie, émotions, relations épanouissantes ou toxiques…). La détox sera donc à l’honneur de même que la stimulation du Dosha Kapha (composé de terre et eau) qui domine au printemps et même un peu plus tard pour nous en Belgique! 😁 Responsable de notre capacité à nous poser, rester immobile, de la production de mucus, de la lubrification de nos articulations…Kapha est remis en mouvement par Vata (air) et réchauffé par Pitta (feu). Comme la nature, remettons-nous en mouvement par un yoga plus dynamique et adaptons notre alimentation. Conseils massages: -massage Abhyanga tonifiant-réflexologie plantaire  10€ de réduction sur un de ces soins avec le code "printemps". Conseils yoga: -C’est le moment de pratiquer la salutation au soleil (Surya Namaskar)-des postures vivifiantes comme la chaise (Utkatasana)  -les guerriers (Virabadhrasana I, II et III)      -Pratiquer le Pranayama Kapalabhati Conseils épices détox: -Utilisez de préférences: les graines de céleri, de fenugrec, de cumin, de moutarde noire et d’anis que vous pouvez utiliser en cuisine ou en tisanes et décoctions.  -Jus de citron et eau chaude le matin à jeun (avec du miel pour adoucir). -Tisane  ayurvédique détox:-10 gr de cumin en poudre-10 gr de coriandre en poudre-10 gr de gingembre en poudre-20 gr de feuilles de menthe séchée émiettée-20 gr de fenouil en poudre Mélangez les épices et conservez le mélange à l'abri de la lumière, à boire avant les repas (5 à 10 minutes). Sans danger, nettoie les intestins en douceur!! Namasté πŸ™πŸŒžπŸŒΈπŸ€ 

Le bien/ le mal, la lumière/ l’obscurité, l’amour/ la haine, le yin/ le yang, le positif/ le négatif… Comment faire et être dans tout ça?​

      Vertu/vice, dieu/diable, beau/laid, théorique/pratique, jour/ nuit, chaud/froid, absolu/relatif, transcendant/immanent, abstrait/ concret, idéal/réel, objectif/subjectif… La conscience de séparation dans le monde est une dualité (ce qui est moi/ ce qui n’est pas ou plus moi). Cette dernière étant le fruit de l’ego (ou du moi), elle entraîne celui-ci à imposer sa façon de voir au réel: j’aime/ je n’aime pas, je désire/ je déteste, je veux/ je ne veux pas, c’est agréable/ c’est désagréable. Selon Pierre Willequet (docteur en psychologie et psychanalyse), la conscience est le produit du moi (ou de l’ego) en inter-action avec son environnement. A la naissance le moi vierge va être confronté à la réalité, va vivre des  expériences, va expérimenter le non-moi. Un peu comme de la cire modelée par les aléas de la vie, laissant des traces sur celle-ci. Les expériences vont impacter, modeler la cire, créant de la sorte une ébauche de mémoire. Ces traces, ces impressions (au double sens du terme) façonnent de la mémoire. Et c’est cet évènement là, infiniment réitéré, qui permettra à la conscience d’émerger*1.La conscience dans cette vision est donc produite par l’ego, un peu comme un tentacule qui s’en éloigne et se retourne afin d’observer d’où il provient, pour l’informer, l’ajuster…Ainsi nous nous construisons.La conscience n’est donc pas séparable de l’ego (d’où les opposés ou les complémentaires “absolu/ relatif” par exemple). J’enseigne le yoga depuis des années, tout simplement car il est mon chemin, parce que j’en retire du plaisir, plaisir de pratiquer et de transmettre. On pourrait penser que je transmets de la lumière, toujours plus de lumière…Ce que je transmets ou enseigne, je le fais à partir de qui je suis, à partir de ce que j’incarne et il ne me semble pas juste ou cela me paraît incomplet de n’aborder que la lumière ou l’amour et de laisser la moitié complémentaire de côté.   Dans cette dimension est-il possible qu'il en soit autrement? Humaine possédant un ego (un moi) et une conscience (le Soi), je me sens jouer le jeu de la dualité, des opposés, des contraires… Je me sens en même temps être quelque chose au-delà de ce jeu, au-delà de ce voile, au-delà de cette illusion appelée maya (concept donné par le professeur et philosophe Indien Shankarcharya au 9ème siècle avant Jésus-Christ). Qui peut prétendre n’être que lumière ou joie? Et comment appréhender ces deux parties en moi?Depuis longtemps je lis, me renseigne, étudie l’humain dans toutes ses dimensions: corporelle, émotionnelle, spirituelle, énergétique, subtile… Depuis longtemps j’essaye de m’améliorer, de grandir, de faire mieux; j’en avais oublié de m’accepter. Les essais de répression voire suppression de certaines émotions désagréables, douloureuses, de certains côtés de ma personnalité qui me paraissaient en contradiction avec l’idée d’élévation, par plus de pratique spirituelle, moins d’attachement au superficiel, le développement de la conscience… eh bien tout cela m’avait fait perdre de vue l’acceptation, l’immobilité, la contemplation de ce qui est, donc de moi aussi dans sa totalité. Si tout est divin, alors dans cet univers l’obscurité, la haine, la peur, le “mal”…toutes ces parties de moi qui ne brillent pas, celles que je n’aime pas, mes impulses vers le bas, mes attachements, mes colères, mes contrariétés…tout cela est aussi divin car faisant partie de la création.    Il y a des choses que j’aime, d’autres que je n’aime pas. Certaines que je trouve agréables, d’autres désagréables et je me prête à ce jeu qui nous est proposé ici, j’accepte ce moi unique qui s’est construit en y mettant de la conscience, sans oublier le Soi qui me constitue également et qui rigole des mes attractions et répulsions. Je ne réprime plus, je laisse parler, s’exprimer et oui parfois je peux me tromper, exagérer, me fâcher…car je suis faillible comme tout le monde l’est. Parfaite imperfection. “La grande contradiction de l’homme c’est qu’il veut le multiple sans vouloir sa rançon de déchirement. Il veut la relativité avec sa saveur d’absoluité ou d’infinité, mais sans ses arêtes de douleur, il désire l’étendue mais non la limite, comme si la première pouvait exister sans la seconde et comme si l’étendue pure pouvait se rencontrer sur le plan des choses mesurables”. Frithjof Schuon (XXème siècle). Comment mettre en pratique l’amour total de ce moi, de ce monde? A l’époque où de nombreux chercheurs spirituels aspirent à vivre dans le monde des bisounours, où les non-croyants ne comprennent pas comment le divin s’il existe peut laisser se passer tant de monstruosités, je prétends vouloir vivre dans le monde, ce monde, mon monde, notre monde tel qu’il est car “tout est grâce”, mes meilleures qualités comme mes pires défauts, idem pour vous, les merveilles et les atrocités qui composent notre monde également.  Le Tantrisme exprime ceci: “Si tu as faim, mange; si tu as soif, bois, si tu as sommeil, dors”. Qui honnêtement laisse émerger chaque impulse en lui de façon inconditionnelle? Qui se permet d’être entièrement lui-même? Les réactions pointent déjà: “Mais si on permet tout, ce sera le chaos dans le monde”. Pensez-vous que si les lois n’existaient pas, vous deviendriez des assassins ou des violeurs? Je ne le crois point. Et ceux dont le chemin est composé de ces teintes, violent ou tuent malgré les lois. Qui, alors qu’il est de mauvaise foi ou ment ou vole ou…peut se regarder avec honnêteté, humour et légèreté et se dire: “Ha oui là, je ne suis pas honnête” ou “Là je suis en train de voler” ou encore “Ha ben zut, moi qui suis divin(e), j’ai encore oublié car j’ai eu peur de manquer” par exemple. En d’autres termes “Je me suis encore identifiée à l’ego (au moi) et ai oublié que j’étais la conscience (le Soi)?” Et ne pas sombrer dans l’auto-critique, la culpabilité, le non-amour, la flagellation symbolique de sa propre personne? Accueillir l’erreur, le faux pas, l’identification à ces émotions qui m’ont traversée.. Qui peut alors aimer l’autre (constitué des mêmes penchants humains, qui ne demandent que notre compréhension et notre accueil) qui lui aussi oublie son côté divin alors qu’une petite vieille essaye de prendre sa place dans la file à la poste et ne se laisse pas faire, qui lui aussi, aura peur de ne plus être aimé car il a fait une erreur et mentira…? A force de lutte, de “travail” sur moi, de traction vers l’avant pour atteindre un moi idéal, j’ai réalisé clairement que je m’éloignais de mon but, de mon chemin, de moi tout simplement, ici dans cet éternel instant présent. Je n’étais jamais satisfaite d’aujourd’hui, toujours dans l’attente d’un demain meilleur. Je me suis posée et littéralement dans ma vie, j’ai tout arrêté: le travail, la relation amoureuse et même un moment le ménage. Rassurez-vous j’ai réagi avant que ce ne soit trop le bazar chez moi! A présent, je reste assise parfois sans rien faire, dans l’observation et l’acceptation de ce qui me traverse, peu importe sa nature, avec parfois plus ou moins de difficultés. Je fais la place à ces “dérangeants” qui émergent comme la jalousie, la peur, le dégoût, le jugement, la haine, le mensonge…Je leur donne un instant toute la place, toute mon attention, j’ouvre grand les bras à l'intérieur et le coeur pour accueillir aussi cela de moi. Je n’essaye plus d’être meilleure et je suis du coup plus franche. Je n’essaye plus d’avancer sur mon “chemin de développement personnel” car cela se fait aussi en étant simplement tel que l’on est, là où on en est. Je me dis et je sens que tout est là et qu’il n’y a rien à changer ou améliorer et c’est très souvent cette attitude d’ouverture de ce qui est à l’extérieur comme à l’intérieur qui amène de beaux cadeaux, des surprises inattendues. Je n’essaye plus d’être meilleure et j’accepte, j’accueille plus et même mieux les autres, là où ils sont: ici et maintenant comme moi. Car quand je suis remplie de moi, de moi que je dois améliorer, de moi qui peut être meilleure ou plus ceci ou moins cela…je ne fais pas la place à ce qui est, je me coupe de ce qui est. Je me coupe du monde, je me coupe des autres.Si j’accepte mes côtés égoïstes, quand je serai égoïste, je ne me jugerai plus, j’accueillerai cette partie comme la vierge Marie tient l’enfant dans ses bras, inconditionnellement. Je me comprendrai et pourrai regarder d’où cela vient, sans honte de ne pas être parfaite. Je comprendrai aussi l’égoïsme de l’autre et l’accepterai plus facilement car je saurai que l’égoïsme me traverse aussi parfois.   Si j’ai des peurs ou des angoisses, je leur laisse la place, toute la place, un instant car cela vient de la source aussi et y retournera, car cela a certainement du propos si je peux l’observer. Je ne m’acharne plus à lutter contre celles-ci, car je ne fais que les agrandir par refoulement. Tout étant énergie, tout a besoin de circuler. Retenez l’eau, elle cherchera un autre moyen pour couler, pour s’infiltrer. Mettez sous silence certains aspects de votre être et ils trouveront un autre moyen d’expression, peut-être moins facile, moins évident, plus pernicieux mais cela “parlera” de toute façon en vous, à travers vous. Et cette attitude me libère, et je me surprends à me faire des bisous, à me dire que je m’aime spontanément face au miroir, non pas comme méthode Coué pour me le fourrer dans le crâne alors que ce n’est pas encore dans le corps, dans le coeur…mais tout simplement spontanément. S’accepter comme on est et ne pas toujours tendre vers un idéal parfait de nous-même, qui exempté de nos défauts aurait d’ailleurs probablement perdu les teintes les plus éclatantes et particulières de notre personnalité.S’accepter comme on est, s’aimer même…le véritable défi, facile à dire, tellement difficile à faire, tellement évident lorsqu’on sait et ressent la perfection de l’instant présent et de ce moi qui est inscrit en son sein.   “Lorsque vous êtes joyeux, regardez profondément dans votre coeur et vous trouverez que ce qui vous apporte de la joie n’est autre que ce qui vous a donné de la tristesse”. Khalil Gibran, XXème siècle.     Auteure: Umâ *1 Pierre Willequet, L’ego face au divin, naissance du moi et expériences mystiques, éditions Slatkine, Genève, 2010.​

Enlève tes chaussettes!

  Ne sois pas frileux, par tous les temps, tu verras le bien que cela te fera, le bonheur que tu recevras… Du bout des orteils, toucher la terre mère, se reconnecter…comme un appel qui me fut lancé des tréfonds de mon être,  depuis quelques mois maintenant. Aujourd’hui, je suis addicte, j’en ai besoin, mes pieds appellent, la nature appelle. Quand les marches dans la nature à pieds nus s’espacent, car oui, on a toutes les raisons d’éviter, on a tant de choses à faire, tant à courir, sans jamais plus toucher le sol…Cela a commencé en plein mois de décembre, bbrrrrr, elle est folle tu te dis peut-être!! Je ne savais pas que le cerveau participe de cette expérience en modifiant la circulation sanguine et nous prépare à affronter le froid. J’étais malade, très malade, d’une maladie que les médecins ne comprenaient pas, ils m’ont tout donné et je souffrais tellement que j’ai tout accepté après un long moment de souffrance presque permanente! Certaines douleurs vous feraient faire et accepter tout et n’importe quoi pour les voir cesser. En parallèle, j’ai consulté des énergéticiens, plusieurs ostéopathes, micro-kiné, chaman, homéopathe…personne ne trouvait, personne ne savait. Et peu à peu à force de souffrance sans jamais pouvoir récupérer, j’ai laissé mon pouvoir glisser hors de moi. J’ai eu peur, je paniquais, je déprimais et les médications se faisaient de plus en plus lourdes et les diagnostics de plus en plus noirs. Peu à peu mon taux vibratoire s’amenuisait, je le sentais, plus capable d’espoir, plus capable de croire, ni en moi, ni en la vie… Sans aucun traitement qui fonctionnait, des hypothèses que j’aurais peut-être cela à vie, j’ai vraiment perdu toute ma lumière. Toute, enfin pas complètement, restait une étincelle, bien cachée, hors de ma portée (ce que je croyais). A l’époque des échanges virtuels, des liens partagés, des photos publiées, un ami concerné par ma situation m’envoie un lien. D’habitude, je ne prends pas le temps de regarder les vidéos, je préfère lire, faire du macramé…Terrassée, j’ai dû abdiquer, surrender en Anglais qui n’a pas son équivalent en Français, plus la force de faire, de créer.Alitée très fréquemment, je regardais, parfois sans même les voir des films, séries, reportages, liens sur lesquels je cliquais… Une vidéo qui parlait d’être à pieds nus, non pas chez soi mais bien en contact avec la terre, aller se promener à pieds nus ou aller marcher dans la nature, dans les bois à pieds nus. Qui démontrait que cela diminue les états inflammatoires et la douleur également. C’était l’hiver, il faisait froid et j’étais faible physiquement, habituée à des atmosphères chaudes comme ma couette ou le coin du feu. L’idée d’aller dehors me donnait déjà froid. Mais l’idée refaisait surface fréquemment, comme l’intuition qui parlait, chuchotait à mon oreille à répétition. Et un jour, lors d’une promenade un peu forcée, dans les bois, sur un petit sentier, j’ai enlevé mes chaussures et mes chaussettes et je suis restée quelques instants immobile, captivée, absorbée complètement par la sensation sous mes pieds, un contact tout nouveau. J’avais, bien sûr, déjà marché à pieds nus: ado révoltée en longue robe indienne, j’accompagnais ma mère pour faire les courses en ville à pieds nus, sur les plages ou dans les endroits chauds, en été mes pieds touchaient parfois le sol.   Là, à cet instant, l’hiver, le bois, le froid, les feuilles, l’accueil qui s’offrait sous mes pieds se révéla si tendre et accueillant, que j’ai eu besoin d’un instant, d’un arrêt. Je profitais entièrement dans les moindres détails de la sensation, le sentiment de retrouvailles avec moi par le biais de ce contact. Je ne suis pas quelqu’un d’ancrée par nature, signe astrologique d’air, Vata/ Pitta (vent et feu) en Ayurvéda, le vent, l’air me domine. J’ai beaucoup voyagé, difficile de me poser aussi bien dans la vie professionnelle qu’en termes de relation, vie de famille… J’ai marché 30 secondes à pieds nus cette première fois et puis ai remis mes chaussettes et chaussures, fière d’avoir réussi à le faire. Heureuse car après tout ce n‘était pas difficile ou insupportable, infaisable, et ce fut même agréable sans bien comprendre pourquoi, comment. Et puis les jours d’après, l’envie d’aller me promener revenait, plus fréquente, et j’y allais sans me forcer et je retirais mes chaussettes à chaque fois et à chaque fois cet accueil.   J’ai arpenté des bois, des plaines, des champs, des flaques de boue, des ruisseaux, des rivières, des pierres, le sable, et jamais je n’ai été ne fût-ce que piquée par une bogue, une branche, une ronce... et à chaque fois je restais de plus en plus longtemps et même par des températures en dessous de zéro, dans le gel, la neige, la glace, moins longtemps je l’avoue mais irrémédiablement. Aujourd’hui, je ne peux plus aller dans la nature et garder mes chaussures, le temps où je suis à pieds nus est bien souvent plus long que l’inverse. Aujourd’hui, je ne suis plus malade et je ne veux pas donner de faux espoirs à certaines personnes, mais marcher à pieds nus et surtout dans les bois, aura été pour moi un petit pas ou plutôt un grand quand j’ai décidé d’enlever mes chaussettes! Notre corps fonctionne grâce à différents systèmes: digestif, respiratoire, nerveux, sanguin…Selon les médecines anciennes comme l’Ayurveda ou la médecine chinoise, nous possédons aussi un système d’énergie, un peu comme un système électrique alimenté par des vaisseaux d’énergie: les méridiens en médecine chinoise ou les nadis en Ayurvéda, qui captent et diffusent l’énergie dans le corps. Ces débuts et fins de méridiens d’énergie sont situés sur le corps, les mains, les pieds, les membres, la tête. Etre pieds nus permet de mieux capter l’énergie de la terre. Marcher à pieds nus stimule toutes les zones en réflexologie plantaire relatives aux différents méridiens, eux-mêmes reliés à des organes, reliés à des émotions. C’est un peu comme une stimulation de tous les organes du corps, base de la réflexologie plantaire. J’ai expérimenté et me suis renseignée, savais-tu que nous avons de l’électricité dans notre corps, dans nos jambes? Lorsque nous sommes pieds nus, notre corps est le trait d’union, le lien, le conducteur d’énergie entre le ciel et la terre littéralement, c’est comme s’il faisait masse, être pieds nus permet de se recharger. J’aime nouer mes chaussures entre elles par les lacets et les passer comme un baluchon sur mon épaule faisant un peu de moi l’aventurière des bois.   Les feuilles sont douces sous mes pas, l’eau fraîche et nettoie, les ronces se ploient et se font tendres sous la peau et jamais ne me piquent. Pourtant j’ose m’avancer dans des parties plus risquées et là je vais doucement, à pas de velours…plus attentive aux sons, à tout ce qui s’offre. Mes pieds comme des yeux qui guident, renseignent. Nous possédons de nombreuses terminaisons nerveuses au niveau de la plante de nos pieds, les informations propagées le long de celles-ci nous aident à éliminer les toxines dues au stress et à l’anxiété et même à éliminer plus rapidement la graisse. Marcher à pieds nus stimule la circulation sanguine par le massage naturel donné par le sol irrégulier. Votre corps reçoit alors plus d’oxygène. Ce massage naturel va également prévenir (de la sorte) l’apparition des varices par la stimulation et le renforcement du système veineux, les nutriments sont mieux répartis dans le corps. Marcher à pieds nus, c’est mettre notre humanité dans ce qu’elle a de plus fragile (la peau de bébé de la plante de nos pieds par exemple, mettre une part de nous-même à nu) et vulnérable  (dans le sens de se laisser traverser, toucher) en contact direct avec la puissance de la nature. Redécouvrir et ressentir ce que beaucoup d’entre nous ont oublié et enfoui au plus profond d’eux: nous faisons partie de la nature. L'expérience vous appelle et fait la sagesse. Namasté Auteur: Umâ Aum   

 Remonte sur ton trône ! 

 Un matin triste, pas comme les autres, une rupture récente, des incertitudes financières qui bouleversent encore une fois tout. Ne plus savoir ce que l’on veut, ce qui nous fait du bien; je connais par coeur… Les images que l’on projette: on ferra ça ensemble, on ira là, on construira ce projet à deux… Comme par magie, on se sent plein(e) de force, prêt(e) à tout parce qu’on est deux. Alors que tout(e) seul(e), tout semble plus difficile, plus lourd, voire impossible.Les yeux amoureux de l’autre sur nous, nous donnent des ailes, de même notre regard amoureux nous fait voir la vie en rose comme on dit. Les états d’âme, les émotions, les pensées se chamboulent…cette tornade engendre un état émotionnel pas joli-joli, un état de conscience pas très élevé.Je sens que je suis plus bas que les pâquerettes, que rien ne me goutte, perdue dans ce monde, ne sachant plus ce que je veux, ne veux pas, abandonnée, seule… Premier impulse, le canapé, une bouillotte, une couette et des séries à s’en abrutir car bien sûr le sommeil n’était pas au rendez-vous cette nuit. J’ai pendant longtemps étudié la nature humaine, les émotions, me suit intéressée à la psychanalyse et ceux qui me connaissent, savent que j’ai un sac de Marie Poppins plein d’outils en tous genre pour aider les autres à s’aimer et à être heureux. Et que je suis toujours prête à les partager voire les donner ces outils. Bien sûr quand je suis au fond du trou et la rupture amoureuse a le don de me faire descendre bien au fond; je n’ai pas envie de me faire du bien… Qui n’est pas fragile à ce niveau là? Qui n’a pas déjà souffert en amour? et a peur de souffrir à nouveau… Dans mon cas, tout une boucle de pensées/ émotions/ réactions se met en branle, c’est plus fort que moi, je ne peux me sortir de cette déferlante qui m’emporte, le mental a le pouvoir, jusqu’à ce que… Jusque’à ce que j’entende un jour cette idée: “Remonter sur son trône”. Remonter sur son trône, ça veut dire quoi? Cette phrase a été pour moi un déclic. Lorsque je l’ai comprise, j’ai senti toutes mes vertèbres s’aligner, j’ai ressenti que malgré l’épreuve sentimentale, j’étais à la bonne place au bon moment, que ce n’était qu’une question de point de vue, du filtre que l’on place entre la réalité et nous. Souvent (quasi toujours) à nos dépends, à notre détriment. Remonter sur son trône pour moi avait beaucoup plus de sens et résonnait en moi tellement plus fort que: “Il faut apprendre à s’aimer”, “se faire du bien”, “s’accepter comme on est”….Toutes ces directives pour se faire du bien, glissaient sur ma carapace d’amoureuse en peine. Les “il faut”, “c’est mieux pour toi”, “tu devrais”…n’avaient aucune accroche en moi, car lorsque je me sens mal, je n’ai pas envie de faire quelque chose pour aller mieux. Là nous abordons un thème qui m’est cher mais difficile à reconnaître ou admettre en situation: la complaisance. C’est ce qui nous pousse à rester dans une situation déplaisante (de souffrance, échec, dévalorisation…) parce qu’en fait, quelque part, cela nous arrange bien, cela fait partie de notre périmètre de sécurité ou de notre zone de confort, d’une fausse vérité à laquelle on continue à se subordonner. Donc jusque là, je me laissais vivre mes coups de blues en attendant qu’ils passent, que la vie, la conscience et l’amour de moi réapparaissent comme par magie. Et bien souvent ce fut le cas, toujours en fait. Mais comment raccourcir ce procédé, comment aller mieux plus vite, comment se sentir mal moins longtemps? Comment éviter de retomber si bas? Au long de mon cheminement, j’ai d’abord découvert des traditions spirituelles de la voie de “la main droite”: aller vers la lumière, être calme/ zen (du moins en apparence), gérer ses émotions (surtout ne pas être en colère), ne pas faire d’excès… Honnêtement plutôt que de me libérer, je me suis enfermée encore plus dans un carcan rigide de choses “bien”, “bonnes”, “meilleures” à faire, penser… “Chasser le naturel…il revient au galop”, ce fut vraiment le cas pour moi. Jamais valide aux yeux de mes parents, en suivant ces directives, je me validais moi-même mais par rapport à des principes extérieurs et en cas de crise, impossible à mettre en pratique, honnêtement. Par la suite voyant qu’on ne change pas sa nature profonde, je me suis dirigée vers le Tantrisme qui avec ce précepte: “Si tu as soif, bois; si tu as faim, manges, si tu as sommeil, dors”, m’ouvrait un horizon libre qui me permettait de goutter à celle que j’étais sans contrainte. Le fait est que, toujours dans ces moments “down”, je n’arrivais toujours pas à éviter de plonger bien bas lors d’une épreuve, rupture, échec…”Oui je suis nulle et je m’accepte comme je suis”, voilà en gros ce que cela donnait en moi!! Etre spirituel vivant une aventure humaine, notre cadeau que l’on considère souvent comme une lourde tâche; est notre libre arbitre.Et j’en usais à tire larigot dans ces moments de déprime: “c’est mon choix d’être mal, déprimée, apathique…” et puis “c’est ce que je suis”, “c’est là où j’en suis”. Plus d’effort pour se tirer vers le haut: accepter ce qui est, qui je suis… Trop facile pour le mental qui reprend ces beaux enseignements pour vous faire tourner au sein de la même boucle mais en vous y amenant par une autre porte d’entrée… Alors on croit un moment que ça marche, qu’on évolue…ce qui est le cas en fait…un peu… Et puis cette phrase, un jour: “Remontes sur ton trône”. Comme un électrochoc!!Nous sommes tous des dieux, des rois et reines, c’est vrai!! Cela résonnait complètement en moi, sauf que dans ces coups de déprime, je n’avais vraiment plus rien d’une reine ou d’une déesse: la combi en polaire, les grosses chaussettes, les poches sous les yeux, une torpeur lourde comme un halo autour de moi indiquant aux autres de ne pas m’approcher avec leur “trop de joie” et moi de l’autre côté qui ne la mérite pas. Remonter sur mon trône, m’a permis de m’appréhender autrement.Même dans les moments les plus difficiles, même lorsque les émotions les plus éprouvantes, dérangeantes s’emparaient de moi, cette simple idée de remonter sur mon trône me faisait troquer la combi contre des habits qui me mettaient en valeur, me faisait appeler des amis à l’aide car qui ne vient pas en aide à une reine ou un roi, me faisait me bouger car une reine a des responsabilités qu’elle se doit d’assumer qu’elle aille bien ou pas… Remonter sur mon trône, cette simple idée m’a permis d’avoir du respect pour moi dans toutes les situations: quand j’ai besoin d’exprimer quelque chose à quelqu’un et que ça ne lui plaira peut-être pas, quand je m’observe à l’état de larve dans mon canapé, je sens profondément que ce n’est pas digne de la reine que je suis. Remonter sur mon trône, m’a envoyée de façon totalement spontanée et naturelle, sans effort (c’est cela qui était difficile, l’effort quand je n’allais pas bien qui n’était pas à ma portée) dans la nature.Les ballades le long des sentiers où les arbres se courbent devant moi, la reine qui vient leurs rendre visite, le soleil qui brille pour mon bon plaisir (bien plus souvent que ne le croit), les oiseaux qui chantent ma splendeur… La nature a été à chaque fois, sans exception, généreuse de cadeaux qui allègent, qui font sourire, qui font que le coeur s’ouvre à nouveau et respire enfin l’amour: un arc-en-ciel, des arbres entrelacés, des mousses qui déclinent tous les tons de vert (couleur du chakra du coeur)les rayons du soleil à travers les arbres… Les yeux blasés de l’amoureuse en peine faisaient place ni vu ni connu, à ceux de la reine qui surmonte l’épreuve pour le royaume qu’elle a à gouverner: le royaume intérieur ou le boudoir comme j’aime l’appeler. Cette image de moi sur mon trône m’a permis naturellement d’exercer mon libre arbitre et de faire le choix sans pression aucune d’aller mieux, de me faire du bien, de remonter le pente ou en haut de l’arbre, voire au-delà… Verseau, c’est dans ma nature de partager ce qui m’est utile, j’espère que cette étincelle vous embrasera comme elle l’a fait pour moi. Namasté Je vous aime (car je m’aime).​

Automne et Ayurvéda

Quels sont les conseils de l’Ayurvéda à l’entrée de l’automne ?Quels aliments sont conseillés ?Quelles pratiques de yoga et habitudes au quotidien afin de révéler au mieux la santé du corps et de l’esprit ? Petits conseils pour aborder l’automne en toute sérénité... Qu’est-ce que l’Ayurvéda ?L’Ayurvéda est l’une des plus anciennes médecines au monde  (ses sources remontent à plus de 5000 ans). Issue de l’Inde, elle est reconnue par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) comme une médecine traditionnelle qui a pour but de maintenir le bien-être, ainsi que de traiter diagnostiquer ou prévenir la maladie.« Ayur » signifie « vie » et « véda », connaissance. Ainsi l’Ayurvéda est la connaissance ou science de la vie qui propose l’utilisation des plantes, épices, , minéraux, pratiques spirituelles, soins corporels, habitudes quotidiennes… afin d’avancer sur le chemin de la connaissance de soi et de la bonne santé à tous les niveaux de l’être.Selon l’Ayurvéda nous sommes composés de cinq éléments qui s’organisent par deux pour former des Doshas: Pitta (Feu + eau= l’énergie de transformation), Vata (Ether +air= l’énergie du mouvement) et Kapha (Eau +terre= l’énergie de la préservation). L’univers entier provient de ces trois pouvoirs originels composés d’énergie, de lumière et de matière. La science les reconnaît en tant que forces physiques gouvernant le monde externe mais, d’un point de vue védique, ils sont les pouvoirs de la conscience même.Nous sommes donc composés de la danse des trois Doshas et c’est plutôt le déséquilibre d’un de ceux-ci qui définira nos prédominances. L’Ayurvéda considère qu’un individu est de type « Vata », « Pitta » ou « Kapha » en fonction de ses penchants individuels et habitudes, aussi bien au niveau émotionnel que physique. En automne c’est le Dosha « Vata »Vata signifie littéralement « vent », il est le principal Dosha ou force biologique.Il est le pouvoir stimulant des deux autres Doshas, qui sans lui, sont bancals ou inaptes au mouvement. Sa substance est l’éther et son mouvement le vent. Il est notre force vitale et l’énergie de nos pensées. Notre système nerveux est principalement Vata. Le siège principal de Vata dans notre corps est situé au niveau du côlon. Un Vata perturbé provoque des troubles digestifs (ballonnements), nerveux (nervosité) et mentaux (mental trop actif, pensées négatives, ruminations…), une énergie faible et une faiblesse de tous les tissus corporels. Si vous êtes plus nerveux que d’habitude, avez des ballonnements, souffrez de constipation, avez une peau plus sèche, des émotions plus instables, une aversion pour le froid, c’est que votre Vata est probablement déséquilibré. Etant donné que l’automne est sa saison, Vata a tendance à « s’emballer » à ce moment de l’année. Voici quelques conseils afin de le tempérer aussi bien au niveau des habitudes, de votre pratique du yoga et de l’utilisation des épices. Conseils pour s’harmoniser à l’automne : Mode de vie :favorisez des habitudes de vie bien organisées ; des habitudes régulières calment Vatamoins de déplacements, de voyagesgardez votre corps au chaud et évitez les courants d’airfréquentez des personnes qui vous inspirent calme et tendresseprenez des bains chauds. Alimentation :buvez de l’eau chaude (tiède)diminuez la consommation d’aliments crus et d’excitantsBuvez des tisanes composées des épices suivantes, seules ou associées au choix: cardamome verte, cannelle, gingembre, graine de coriandre, basilic thaï, graines de fenouil. Faire bouillir de l’eau, ajoutez les épices, laissez bouillir 2 à 3 minutes, filtrez et buvez cette tisane tout au long de la journée.Favorisez les aliments suivants : blé, graines de lin, haricot mungo, carotte, aubergine grillée, potiron, patate douce, oignon, raisin (frais et secs), datte, figue, pomme, noix de coco ou huile de coco, prune, orange, pamplemousse, abricot, fruits secs (surtout les amandes), viandes blanches, boeuf, mouton, porc, poissons, yaourt, huile de sésame, huile d’amandes, huile de moutarde, huile de coco, miel. Pratique du yoga :méditez le matin ou le soir 10 minutes au moins, utilisez plus que d’habitude la pensée positive.préférez des postures comme Bhuajangasana (le Scorpion), Dhanurasana (l’Arc), Vajrasana (posture Zen, assis sur les talons), la position de l’enfant, Virabhadrasana (la posture du Guerrier), Parsvakonasana (posture de l’extension en angle). Il est conseillé lors de cette période de pratiquer en douceur, de tenir les postures plus longtemps, de faire une relaxation en fin de séance plus longue.utilisez les Pranayamas suivants: respiration en nâdis alternés et l’ujjayi. Massages conseillés :ShirodharaAbhyanga   β€‹

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Voici quelques articles de ma plume.

L'écriture est une autre façon d'exprimer ma créativité, de lancer des idées, des réflexions sur différents thèmes. Vous trouverez des articles au gré de l'inspiration

 

om vani