om vani

 

 

Enlève tes chaussettes!

 

 

Ne sois pas frileux, par tous les temps, tu verras le bien que cela te fera, le bonheur que tu recevras…

 

Du bout des orteils, toucher la terre mère, se reconnecter…comme un appel qui me fut lancé des tréfonds de mon être,  depuis quelques mois maintenant.

 

Aujourd’hui, je suis addicte, j’en ai besoin, mes pieds appellent, la nature appelle. Quand les marches dans la nature à pieds nus s’espacent, car oui, on a toutes les raisons d’éviter, on a tant de choses à faire, tant à courir, sans jamais plus toucher le sol…

Cela a commencé en plein mois de décembre, bbrrrrr, elle est folle tu te dis peut-être!! Je ne savais pas que le cerveau participe de cette expérience en modifiant la circulation sanguine et nous prépare à affronter le froid.

 

J’étais malade, très malade, d’une maladie que les médecins ne comprenaient pas, ils m’ont tout donné et je souffrais tellement que j’ai tout accepté après un long moment de souffrance presque permanente! Certaines douleurs vous feraient faire et accepter tout et n’importe quoi pour les voir cesser.

 

En parallèle, j’ai consulté des énergéticiens, plusieurs ostéopathes, micro-kiné, chaman, homéopathe…personne ne trouvait, personne ne savait. Et peu à peu à force de souffrance sans jamais pouvoir récupérer, j’ai laissé mon pouvoir glisser hors de moi. J’ai eu peur, je paniquais, je déprimais et les médications se faisaient de plus en plus lourdes et les diagnostics de plus en plus noirs. Peu à peu mon taux vibratoire s’amenuisait, je le sentais, plus capable d’espoir, plus capable de croire, ni en moi, ni en la vie…

 

Sans aucun traitement qui fonctionnait, des hypothèses que j’aurais peut-être cela à vie, j’ai vraiment perdu toute ma lumière. Toute, enfin pas complètement, restait une étincelle, bien cachée, hors de ma portée (ce que je croyais).

 

A l’époque des échanges virtuels, des liens partagés, des photos publiées, un ami concerné par ma situation m’envoie un lien. D’habitude, je ne prends pas le temps de regarder les vidéos, je préfère lire, faire du macramé…

Terrassée, j’ai dû abdiquer, surrender en Anglais qui n’a pas son équivalent en Français, plus la force de faire, de créer.

Alitée très fréquemment, je regardais, parfois sans même les voir des films, séries, reportages, liens sur lesquels je cliquais…

 

Une vidéo qui parlait d’être à pieds nus, non pas chez soi mais bien en contact avec la terre, aller se promener à pieds nus ou aller marcher dans la nature, dans les bois à pieds nus. Qui démontrait que cela diminue les états inflammatoires et la douleur également.

 

C’était l’hiver, il faisait froid et j’étais faible physiquement, habituée à des atmosphères chaudes comme ma couette ou le coin du feu. L’idée d’aller dehors me donnait déjà froid.

 

Mais l’idée refaisait surface fréquemment, comme l’intuition qui parlait, chuchotait à mon oreille à répétition. Et un jour, lors d’une promenade un peu forcée, dans les bois, sur un petit sentier, j’ai enlevé mes chaussures et mes chaussettes et je suis restée quelques instants immobile, captivée, absorbée complètement par la sensation sous mes pieds, un contact tout nouveau. J’avais, bien sûr, déjà marché à pieds nus: ado révoltée en longue robe indienne, j’accompagnais ma mère pour faire les courses en ville à pieds nus, sur les plages ou dans les endroits chauds, en été mes pieds touchaient parfois le sol.

 

 

 

Là, à cet instant, l’hiver, le bois, le froid, les feuilles, l’accueil qui s’offrait sous mes pieds se révéla si tendre et accueillant, que j’ai eu besoin d’un instant, d’un arrêt. Je profitais entièrement dans les moindres détails de la sensation, le sentiment de retrouvailles avec moi par le biais de ce contact.

 

Je ne suis pas quelqu’un d’ancrée par nature, signe astrologique d’air, Vata/ Pitta (vent et feu) en Ayurvéda, le vent, l’air me domine. J’ai beaucoup voyagé, difficile de me poser aussi bien dans la vie professionnelle qu’en termes de relation, vie de famille…

 

J’ai marché 30 secondes à pieds nus cette première fois et puis ai remis mes chaussettes et chaussures, fière d’avoir réussi à le faire. Heureuse car après tout ce n‘était pas difficile ou insupportable, infaisable, et ce fut même agréable sans bien comprendre pourquoi, comment.

 

Et puis les jours d’après, l’envie d’aller me promener revenait, plus fréquente, et j’y allais sans me forcer et je retirais mes chaussettes à chaque fois et à chaque fois cet accueil.

 

 

 

J’ai arpenté des bois, des plaines, des champs, des flaques de boue, des ruisseaux, des rivières, des pierres, le sable, et jamais je n’ai été ne fût-ce que piquée par une bogue, une branche, une ronce... et à chaque fois je restais de plus en plus longtemps et même par des températures en dessous de zéro, dans le gel, la neige, la glace, moins longtemps je l’avoue mais irrémédiablement.

 

Aujourd’hui, je ne peux plus aller dans la nature et garder mes chaussures, le temps où je suis à pieds nus est bien souvent plus long que l’inverse.

 

Aujourd’hui, je ne suis plus malade et je ne veux pas donner de faux espoirs à certaines personnes, mais marcher à pieds nus et surtout dans les bois, aura été pour moi un petit pas ou plutôt un grand quand j’ai décidé d’enlever mes chaussettes!

 

Notre corps fonctionne grâce à différents systèmes: digestif, respiratoire, nerveux, sanguin…Selon les médecines anciennes comme l’Ayurveda ou la médecine chinoise, nous possédons aussi un système d’énergie, un peu comme un système électrique alimenté par des vaisseaux d’énergie: les méridiens en médecine chinoise ou les nadis en Ayurvéda, qui captent et diffusent l’énergie dans le corps. Ces débuts et fins de méridiens d’énergie sont situés sur le corps, les mains, les pieds, les membres, la tête. Etre pieds nus permet de mieux capter l’énergie de la terre.

 

Marcher à pieds nus stimule toutes les zones en réflexologie plantaire relatives aux différents méridiens, eux-mêmes reliés à des organes, reliés à des émotions. C’est un peu comme une stimulation de tous les organes du corps, base de la réflexologie plantaire.

 

J’ai expérimenté et me suis renseignée, savais-tu que nous avons de l’électricité dans notre corps, dans nos jambes? Lorsque nous sommes pieds nus, notre corps est le trait d’union, le lien, le conducteur d’énergie entre le ciel et la terre littéralement, c’est comme s’il faisait masse, être pieds nus permet de se recharger.

 

J’aime nouer mes chaussures entre elles par les lacets et les passer comme un baluchon sur mon épaule faisant un peu de moi l’aventurière des bois.

 

 

 

Les feuilles sont douces sous mes pas, l’eau fraîche et nettoie, les ronces se ploient et se font tendres sous la peau et jamais ne me piquent. Pourtant j’ose m’avancer dans des parties plus risquées et là je vais doucement, à pas de velours…plus attentive aux sons, à tout ce qui s’offre. Mes pieds comme des yeux qui guident, renseignent.

 

Nous possédons de nombreuses terminaisons nerveuses au niveau de la plante de nos pieds, les informations propagées le long de celles-ci nous aident à éliminer les toxines dues au stress et à l’anxiété et même à éliminer plus rapidement la graisse.

 

Marcher à pieds nus stimule la circulation sanguine par le massage naturel donné par le sol irrégulier. Votre corps reçoit alors plus d’oxygène. Ce massage naturel va également prévenir (de la sorte) l’apparition des varices par la stimulation et le renforcement du système veineux, les nutriments sont mieux répartis dans le corps.

 

Marcher à pieds nus, c’est mettre notre humanité dans ce qu’elle a de plus fragile (la peau de bébé de la plante de nos pieds par exemple, mettre une part de nous-même à nu) et vulnérable  (dans le sens de se laisser traverser, toucher) en contact direct avec la puissance de la nature. Redécouvrir et ressentir ce que beaucoup d’entre nous ont oublié et enfoui au plus profond d’eux: nous faisons partie de la nature.

 

L'expérience vous appelle et fait la sagesse.

 

Namasté

 

Auteur: Umâ Aum